Le Var commémore la victoire du 8 mai 1945
Depuis ce jour funeste de septembre 1939 où la Wehrmacht a envahi sans déclaration de guerre la Pologne, le régime nazi a semblé tout emporter sur son passage.

Successivement, le Danemark, la Norvège, la Hollande, la Belgique capitulaient. L’armée française était bousculée, les lignes, enfoncées, l’armistice demandée et la France commençait à connaître les affres de l’occupation. Seule, alors, la Grande-Bretagne résistait. Malgré des bombardements meurtriers, les nazis ne réussissent ni à la faire capituler, ni même à lui faire accepter une paix de compromis. Aussi, spontanément, comme un réflexe ancestral qui vient du fond des âges et qui anime chaque génération quand la Patrie se meurt, répondent à l’appel d’un Général inconnu, qui, dès le 16 juin 1940, décide de poursuivre le combat et s’envole pour l’Angleterre. C’est alors le lieu de refuge de toutes les résistances, le lieu où le 18 juin, la voix du Général de Gaulle s’élève sur la BBC, et appelle à la résistance toutes les forces françaises libres à l’intérieur, comme à l’extérieur, du territoire métropolitain. Instinctivement, des réseaux se constituent clandestins mais solidaires. Les maquis se forment dans tous les môles naturels et inaccessibles. En ces temps, difficiles, les forces de l’axe sont pourtant à l’offensive. Le 21 juin 1941, la Wehrmacht attaque l’Armée Rouge. Le 7 décembre c’est la destruction par les Japonais de la flotte américaine à Pearl Harbor. Mais l’année 42 marque le tournant de cette guerre au cours de laquelle pas moins de 67 états seront engagés. En Europe, les forces de l’Axe buttent à Stalingrad. La résistance est acharnée et les combats de rues sont meurtriers pour les allemands dans une ville complètement détruite. En Afrique du Nord, les troupes alliées de Montgomery remportent une victoire décisive à El Alamein. Dans le Pacifique, les américains remportent la victoire à Midway face aux Japonais. À partir de cette année, les forces de l’Axe ne cessent de reculer. Ainsi, face au régime nazi et à ses alliés, une immense coalition se lève forte de l’appareil industriel américain, forte de la résistance opiniâtre qu’opposent les armées soviétiques à l’avancée allemande forte de détermination du royaume britannique. Mais aussi forte de la volonté et de l’engagement de tous les Français, qui, en métropole, comme dans les territoires d’outre-mer, n’ont jamais accepté la capitulation et ont repris les armes pour faire figurer la France parmi les troupes alliées. C’est grâce à leur action, que la France est de nouveau présente sur tous les champs de bataille. Dès lors, la France peut retrouver son rôle et ce 8 mai 1945, être représentée par le Maréchal de Lattre pour recevoir à Berlin la reddition du Maréchal Keitel.







Photo PRESSE AGENCE – Pascal AZOULAI.