« Résister, ce n’est pas seulement survivre, c’est choisir de vivre debout »
Peu de Français entendent le message du Général de Gaulle, message qui fut suivi beaucoup d’autres durant quatre années.

Son souffle se propage de bouche à oreille, de chuchotements en graffitis, de tracts en affiches, de réseaux en maquis. Au coin des rues, sur les places des villages, dans l’intimité des foyers où les rideaux sont tirés, il se dit qu’un général est à Londres et qu’il affirme que rien n’est perdu ! Pourtant, le 17 juin 1940, quelques jours seulement après que les armées allemandes ont marché sur Paris, le maréchal Pétain commande aux Français de cesser le combat et engage les négociations de l’Armistice. « C’est alors que le 18 juin, en fin de journée, une voix ferme venue d’ailleurs ranime l’espoir d’une nation brisée. C’est la voix du général de Gaulle, cet officier presqu’inconnu au nom prédestiné, ce rebelle visionnaire, ce patriote inflexible qui symbolise, contre vents et marées, souvent seul contre tous, l’âme de la France », rappelle François de Canson, maire de La Londe-les-Maures. L’élu poursuit : « Il faut imaginer ces heures sombres, ces heures de déroute où l’étendard de la croix gammée assombrit le ciel de Paris pour mesurer à sa juste valeur l’appel libérateur du 18 juin 1940. Flamme de l’espoir, le message du général de Gaulle transperce la nuit qui s’est abattue sur la France. Cet appel, c’est le cri de la liberté, jeté au masque de l’oppression. C’est le cri de l’indépendance nationale sacrifiée sur l’autel de la honte ». C’est aussi celui de la clairvoyance devant les perspectives d’un conflit aux résonances mondiales dont les forces du mal sortiraient vaincues (...). Au fond de l’abîme, naît l’esprit de résistance. « Malgré la débâcle, malgré la peur, le mensonge et la répression, il y a des hommes et des femmes qui se dressent pour dire non à l’occupation, non à l’humiliation, non au mépris de nos valeurs les plus sacrées. Résister, ce n’est pas seulement survivre, c’est choisir de vivre debout », lance, encore François de Canson dans un élan lyrique. Et, ce choix en 1940, dans ce champ de ruines où nul ne sait plus à qui se fier, ce choix s’impose dans les cœurs des femmes et des hommes de foi.
Dans de nombreuses communes du Var, et notamment à Cuers, La Garde, La Valette-du-Var, Le Luc-en-Provence, La Londe-les-Maures et Toulon (nos photos), la journée nationale commémorative de l’Appel historique du Général de Gaulle à refuser la défaite et à poursuivre le combat contre l’ennemi a été célébrée en présence des autorités civiles et militaires parmi lesquelles : Hubert FALCO, maire de Toulon, ancien ministre, Evence RICHARD, préfet du Var, Valérie GOMEZ BASSAC, députée du Var, Michel BONNUS, sénateur du Var, Bernard MOUTTET, maire de Cuers, Hélène BILL, maire adjointe de La Garde Thierry ALBERTINI, maire de La Valette-du-Var, François de CANSON, maire de La Londeles-Maures, Dominique LAIN, maire du Luc-en-Provence.







Photos PRESSE AGENCE et Alain BLANCHOT. Toulon Le Pradet Cuers À La Londe Luc en Provence La Valette La Garde