26/07/2026

Hubert Falco : « Qui connaît mieux sa commune qu'un maire » ?

L'Assemblée générale est un rendez-vous important dans la vie d'une association. Celle qui s'est déroulée le 5 novembre à Saint-Raphaël, l'était d'autant plus…

RGPar Rédaction Gazette du VarJournaliste 24 novembre 2021 Lecture : 5 min
Hubert Falco : « Qui connaît mieux sa commune qu'un maire » ?
Hubert Falco : « Qui connaît mieux sa commune qu'un maire » ?© La Gazette du Var
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En préambule Hubert Falco, qui présentait le rapport moral, en tant que président de l'Association des Maires du Var, a rappelé : « Face à cette douloureuse crise sanitaire, les maires du Var avec volonté, efficacité et pragmatisme sont restés debout et ont répondu présents au rendez-vous de la solidarité et de la responsabilité ».

Mais pour l'ancien ministre de Jacques Chirac, le sujet politique du moment est le rôle de la démocratie locale, mise à mal durant le quinquennat d'Emmanuel Macron, dont Hubert Falco est pourtant un fervent supporter !

Hubert Falco : « Qui connaît mieux sa commune qu'un maire » ?

Selon le maire de Toulon : « La France est un pays de tradition centralisatrice. L'acte I, l'acte II et l'acte III de la décentralisation ont donné de l'autonomie aux collectivités territoriales et renforcé les intercommunalités mais malgré ces avancées indéniables, le pouvoir central continue à imposer aux communes des décisions qui les impactent directement sans pour autant consulter les maires ». Et devant un pouvoir central éloigné des préoccupations des citoyens, il a insisté : « Il serait temps de nous permettre de pouvoir adapter les Lois à la réalité de notre territoire. Le principe de réalité territoriale devrait pouvoir devenir un principe constitutionnel. Le principe de concertation préalable et de compensation financière devrait être écrit et encadré. Toute aggravation de la charge financière des collectivités imposée par l'État devrait obligatoirement pouvoir faire l'objet d'une concertation préalable ». En tant que président de la Métropole TPM, Hubert Falco ajoutait : « Les règles des marchés publics devraient être assouplies pour favoriser les circuits courts et l'économie circulaire. Les sanctions liées aux recours abusifs en matière d'urbanisme devraient être renforcées. La façon d'arbitrer les contradictions entre différents textes de loi devrait être précisée car les maires sont de plus en plus souvent confrontés à des injonctions qui s'opposent ». Bref, à l'heure où l'on parle de l'acte IV de la décentralisation, avec le projet de loi « centration et simplification », les élus locaux doivent être, plus que jamais unis, pour faire entendre leur voix et leur expérience.

DES LOIS ADAPTÉES À LA RÉALITÉ DU TERRITOIRE Selon le maire de Toulon : « La France est un pays de tradition centralisatrice. L'acte I, l'acte II et l'acte III de la décentralisation ont donné de l'autonomie aux collectivités territoriales et renforcé les intercommunalités mais malgré ces avancées indéniables, le pouvoir central continue à imposer aux communes des décisions qui les impactent directement sans pour autant consulter les maires ». Et devant un pouvoir central éloigné des préoccupations des citoyens, il a insisté : « Il serait temps de nous permettre de pouvoir adapter les Lois à la réalité de notre territoire.

Le principe de réalité territoriale devrait pouvoir devenir un principe constitutionnel. Le principe de concertation préalable et de compensation financière devrait être écrit et encadré. Toute aggravation de la charge financière des collectivités imposée par l'État devrait obligatoirement pouvoir faire l'objet d'une concertation préalable ».

En tant que président de la Métropole TPM, Hubert Falco ajoutait : « Les règles des marchés publics devraient être assouplies pour favoriser les circuits courts et l'économie circulaire. Les sanctions liées aux recours abusifs en matière d'urbanisme devraient être renforcées. La façon d'arbitrer les contradictions entre différents textes de loi devrait être précisée car les maires sont de plus en plus souvent confrontés à des injonctions qui s'opposent ».

Bref, à l'heure où l'on parle de l'acte IV de la décentralisation, avec le projet de loi « Différenciation, décentralisation, déconcentration et simplification », les élus locaux doivent être, plus que jamais unis, pour faire entendre leur voix et leur expérience.

REMETTRE LE MAIRE AU CENTRE DE LA DÉMOCRATIE Pour le maire de Toulon, le maire doit revenir au centre du jeu démocratique : « Nous devons remettre le maire au centre de la démocratie afin que les Lois prennent en compte les spécificités territoriales (...)

Et si un partage de la prise de décision entre l'État central et les collectivités décentralisées peut paraître de prime abord contradictoire, la crise sanitaire a prouvé qu'au contraire, c'était le mode de fonctionnement le mieux adapté pour garantir le principe d'égalité dans notre République. En effet, à l'analyse, la République régalienne et territoriale est bien la forme d'équilibre vers laquelle il faut tendre. Loin d'être incompatibles, ces niveaux de décisions sont complémentaires et se nourrissent l'un de l'autre.

Une collaboration soutenue entre eux est indispensable pour assurer la stabilité et l'efficacité de nos institutions ».

maires du Var : « La France aura plus que jamais besoin des maires pour relever les défis de l'avenir et les maires du Var, libres et déterminés, y ont toute leur place dans un esprit collectif avec comme seul intérêt la République et une seule priorité : la relation humaine et nos concitoyens ».

FAIRE GAGNER LE VAR Auparavant, Hubert Falco avait rappelé son parcours politique, qui l'avait amené à occuper la plupart des mandats et fonctions de la République, servant dans plusieurs gouvernements et occupant la présidence de l'Association des Maires du Var, qui comptera parmi les postes les plus honorifiques qu'il ait occupés. « En effet, l'essentiel à mes yeux, lorsque l'on choisit de servir la République, c'est d'avoir les pieds sur terre et de garder un lien privilégié avec le territoire, les services publics et les habitants car il est indispensable de ne jamais perdre de vue la raison de notre engagement : la vie de nos concitoyens, la vie des gens. Depuis mon élection, je m'efforce d'être digne de cette confiance et de cette responsabilité.

Je m'efforce d'être votre porte-parole et de fédérer nos énergies autour d'une seule ambition : faire gagner chacune de nos communes, faire gagner le Var, notre Var, qui a trop souvent été considéré comme un département de passage entre les Alpes-Maritimes et les Bouches-du-Rhône », a-t-il lancé aux élus varois, sous le charme.

« Aujourd'hui, je souhaite mettre mon expérience, au service de notre collectif. Et si hier, notre région était représentée sur le plan national par la grande métropole niçoise et sa ville centre, Nice, et par la grande métropole marseillaise, et sa ville centre, Marseille, il faut désormais compter avec la métropole toulonnaise, qui impose avec elle l'ensemble du Var, du Nord au Sud, d'Est en Ouest, sur l'arc méditerranéen » (...)

TIRER LES ENSEIGNEMENTS DE LA CRISE Comme Hubert Falco l'a redit avec pertinence : « Face aux difficultés, les maires sont restés debout et leur action a été déterminante.

Cela n'a pas été simple, pour aucun d'entre nous, car nous avons dû affronter une crise qui n'a pas d'équivalent dans notre histoire. Mais grâce à notre pragmatisme et notre connaissance du territoire, notre volonté et notre détermination, nous avons su, avec nos services publics, répondre à l'urgence de la situation. Nos services publics qui ont retrouvé tout leur sens.

Avec cette crise, la démonstration a été faite que l'action publique doit plus que jamais être partagée.

À l'heure des bilans, il faudra tirer les enseignements de cette expérience et remettre le maire et la commune au centre de la décision politique.

Qui connaît mieux sa commune qu'un maire ? Qui connaît mieux son territoire qu'un maire ? Ce n'est pas dans une haute administration parisienne qu'on apprend à lutter contre les incendies de forêts, contre les pénuries d'eau ou contre la violence des événements climatiques.

Le premier réflexe du citoyen est toujours de se tourner vers son maire. Nous nous efforçons d'affronter le quotidien avec bon sens et c'est sur notre expérience de la vie de tous les jours que repose notre gestion. L'État doit apprendre à nous faire confiance », a conclu, avec fermeté, l'ancien ministre.