Olivier Hoffmann : « Nous souhaitons rester un village »
Le village de Sainte-Anastasie a toutes les caractéristiques d’un village provençal avec ses maisons hautes aux fenêtres étroites pour se protéger de la…

À 57 ans, maire sans étiquette élu depuis 2020, Olivier Hoffmann et sa famille sont issus depuis trois générations de cette commune de 2 000 habitants. Olivier Hoffmann répond aux questions de La Gazette du Var.
Comment décririez-vous votre commune ? Olivier HOFFMANN. Ce n'est pas un grand territoire.
Il n'a pas vocation à accueillir de grandes entreprises ou de grands bâtiments, en dehors du bâti existant. D'ailleurs, le PLU n'a pas prévu d'extensions de ce type. Nous nous concentrons dans les zones d'habitations existantes et nous gérons la commune avec un esprit village.
Nous souhaitons rester un village.

Qu'en est-il de l'activité commerciale ? OH. Nous avons quelques commerces essentiels de base, que nous souhaitons rassembler dans un bâtiment commun sur un terrain communal de 500 m2.
Le projet est acté et les plans sont lancés. Cela permettra de redynamiser le village et faire venir les habitants au centre du village. La livraison de ce projet est programmée pour la fin du mandat.
La politique de la commune est de maintenir les services, la qualité de vie, la tranquillité. Nous avons des grands espaces, une rivière. Bref, nous sommes à la campagne. C'est très appréciable aujourd'hui. Il fait bon vivre ici !
De quoi attirer de nouveaux habitants ? OH. En effet, notre population se rajeunie et nous connaissons un renouvellement de nos administrés, une population d'actifs principalement. Nous avons lancé la rénovation d'anciens logements du village. Nous essayons de redonner un certain cachet, un caractère provençal et pittoresque au village.
Mais la disparition des services publics est un vrai problème ? OH. Cela reste une problématique d'importance.
La disparition du seul distributeur de billets de banque a pénalisé les habitants, surtout les personnes âgées. J'ai fait des interventions, avec le soutien de l'Association des Maires Ruraux. Nous allons peut-être avoir gain de cause avec La Poste.
Aujourd'hui, rien n'est acté. C'est un parfait exemple de la disparition des services publics dans les petites communes et de l'abandon de celles-ci par l'État. C'est regrettable car nos administrés doivent faire des kilomètres pour retirer des espèces pour pouvoir acheter leur pain dans le village !
Photo PRESSE AGENCE.