Valérie RIALLAND répond aux questions de La Gazette du Var.

Comment parvenez-vous à concilier votre vie privée et votre engagement politique ?
Entre mon métier et mes fonctions politiques, j’occupe le peu de temps libre qui me reste à la lecture, en particulier les romans historiques ou policiers. Je pratique également la randonnée de loisirs en famille. J’aime en effet contempler les magnifiques paysages de notre département, et particulièrement la presqu’île de Giens, l’anse San Peyre, la Gavaresse, la Colle Noire, le Fenouillet, ou l’Argentière.


Et qu'en est-il de votre engagement politique ?
Mon engagement politique est entier. Je suis actuellement 1ère adjointe au maire du Pradet, déléguée à l’Aménagement du Territoire et à l’Agriculture, et conseillère métropolitaine de Toulon Provence Méditerranée. Cette délégation est passionnante tant elle conditionne le devenir de nos villes. La façon dont l’urbanisme est pensé, a je crois, un impact direct sur le lien social, l’économie et le commerce, et globalement sur la qualité de vie qui règne au sein des villes. Je fais d’ailleurs de la loi SRU un véritable combat.
Parce que cette loi produit des effets inverses à l'objectif recherché par le législateur ?
Tout à fait ! Elle génère de la crispation, source de blocage. D'ailleurs, une majorité de maires est vent debout contre celle-ci, tant elle impose un nombre trop important de constructions de logements sociaux. Nombre parfaitement impossible à atteindre, en raison de l’ensemble des règles qui régissent les territoires en matière de prévention des risques incendies ou inondations, de protection de l’environnement, des forêts et de l’agriculture, du prix du foncier dans notre région qui peut décourager les bailleurs, ou de la multiplication des recours par des tiers devant les tribunaux pour empêcher les constructions. Personne ne veut la bétonisation des villes. Pire, construire trop et trop vite, c’est prendre le risque de déstabiliser l’équilibre social des villes lorsque les services publics, crèches, écoles, centre de loisirs, stades, routes, déchets ménagers, etc..., doivent suivre, alors que ceux-ci ont un coût pour les communes, et donc les contribuables. Coût rendu encore plus difficilement supportable financièrement, en raison de l’application de pénalités budgétaires, pour non atteinte des objectifs chiffrés de production d’habitat social. En réalité, il s’agit d’une sorte d’impôt déguisé. Les communes ont besoin d’un développement raisonné et raisonnable, facteur d’apaisement.
Pour vous, l’agriculture est la garante de nos paysages, et donc de notre cadre de vie ?
Dans la 3ème circonscription du Var, elle est prégnante, notamment en matière d’horticulture avec la présence de nombreux producteurs et du marché aux fleurs d’Hyères. C’est une filière d’excellence pourvoyeuse d’emplois locaux directs et indirects, qui a ses contraintes, et que je veux écouter et défendre si les électeurs me font l’honneur de m’envoyer en juin à l’Assemblée nationale. La viticulture est en réussite, la filière produit des vins qui reçoivent régulièrement des distinctions. Je n’oublie pas le maraîchage auquel je tiens, particulièrement au sujet de l’approvisionnement des restaurations scolaires en produits sains et de qualité. Globalement, il faut permettre un allégement des charges qui pèsent sur les agriculteurs, et plus généralement réduire le nombre de normes réglementaires qui freinent l’initiative.
Apart votre mandat municipal, vous êtes également élue au Conseil Départemental ?
En effet. Je suis conseillère départementale du canton de La Garde, qui outre cette dernière, regroupe les communes du Pradet et de Carqueiranne. A ce titre, j’occupe la fonction de présidente de la Commission Collège et Éducation. Mon intérêt pour ces domaines, ma profession, et mon expérience au sein des établissements scolaires, m’amènent à beaucoup me questionner, sur ce qui peut être développé afin d’améliorer le niveau scolaire des élèves. L’édifice repose sur l’enseignant qu’il faut impérativement valoriser, repositionner au cœur du système éducatif, en lui redonnant une autorité légitime, et incontestable. J’aurais encore beaucoup de thèmes à évoquer, si les lignes de votre journal ne m’étaient pas comptées.
Et qu'en est-il de votre suppléant ?
J’ai choisi Julien Diamant. C’est un Craurois, âgé de 42 ans, qui est marié et a 3 jeunes enfants. Il est pharmacien de profession, ayant exercé en officine à La Crau, puis à ce jour en établissement de santé à Hyères. Passionné de tous les sports, notamment le rugby et la course à pied, il est volontaire et engagé. Il est doté de grandes connaissances et d’une sagesse précieuse. Fiable, son engagement politique l’a amené à être délégué UMP de notre 3ème circonscription du Var, chez les jeunes, et aujourd’hui, délégué communal Les Républicains pour la ville de La Crau. conseiller municipal délégué aux nouvelles technologies, puis adjoint au maire de La Crau, délégué aux Finances, à la Commande Publique, et aux Ressources Humaines, c’est un vrai bosseur.
Et du côté de vos soutiens ?
Je n'en manque pas ! C’est important ! Notre candidature a su fédérer et rassembler. Elle a reçu le plein et entier soutien de Jean-Pierre Giran, maire d’Hyères, Jean-Louis Masson, maire de La Garde, et Christian Simon, maire de La Crau. Sans oublier, les conseillers régionaux et départementaux Edwige Marino, Francis Roux, Véronique Bernardini et Patricia Arnould.
Photos PRESSE AGENCE.