A Toulon, La Seyne et Hyères, le personnel hospitalier mobilisé
Les centres Hospitaliers de Toulon – La Seyne et Hyères se sont mobilisés pour la Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes.

Ce jour-là, le message était clair car la France compte déjà 114 femmes tuées depuis le début de l’année 2022. 114 de trop !
Le 25 novembre, les membres du groupe de travail institutionnel « Violences faites aux femmes » du CHI Toulon - La Seyne et du CH Hyères ont sensibilisé les soignants et professionnels de santé. Selon l’OMS, les femmes victimes de violences perdent 1 à 4 années de vie en bonne santé. «Souvent banalisées, minimisées, voire occultées, les violences faites aux femmes entraînent des conséquences multiples et souvent graves sur leur état de santé.
Elles portent atteinte à la santé physique, psychologique, reproductive et périnatale des victimes. Elles augmentent le risque de développer des maladies chroniques et des symptômes liés à un état de stress post-traumatique. Elles ont un impact considérable sur la santé psychique et le développement de comportements à risque », explique une infirmière.

L’HÔPITAL, PORTE D’ENTRÉE DES VICTIMES Différents acteurs et actrices interviennent dans le parcours d’une femme victime de violences. Il n’y a pas de chronologie prédéfinie de leurs interventions et le rôle de chacun et chacune est important tant dans la phase de repérage des violences que d’accompagnement de la victime et, le cas échéant, de ses enfants. Les soignants et professionnels de santé sont en première ligne pour repérer les femmes victimes de violence.
Les chiffres en témoignent : 3 à 4 femmes sur 10 présentes dans les salles d’attente des médecins seraient victimes de violences conjugales ; 1 victime sur 5 a consulté en premier lieu un médecin à la suite d’un incident (source HAS).
Dans l’objectif de sensibiliser les professionnels et d’informer les victimes, plusieurs actions ont été réalisées au sein de l’hôpital de Sainte-Musse. Ainsi, une vingtaine de jeunes médecins (internes et docteurs juniors) a suivi une formation et une sensibilisation par les médecins référents de l’établissement. Un stand d’information a permis d’accueillir les professionnels de l’établissement et les patients.
Enfin, le personnel du service social est allé à la rencontre des soignants dans leur service.
Pour la deuxième année, les dames en rose de l’hôpital ont également soutenu l’action en confectionnant des rubans blancs. Enfin, les soignants et professionnels de santé du CHITS et du CHH étaient invités à participer à la campagne Orange The World, ONU Femmes France, en publiant sur les réseaux sociaux les visuels #STOPviolences avec un message de soutien à la lutte contre les violences faites aux femmes.
Un numéro d’appel En cas d’urgence, pensez au 3919 !

Photo PRESSE AGENCE.