26/07/2026

« Les agriculteurs refusent d'être la valeur d'ajustement des politiques » !

Par Max Bauer, président de l'UNIPHOR, de la Coordination Rurale PACA et Var, président d'ALLO AGRI.

RGPar Rédaction Gazette du VarJournaliste 5 janvier 2023 Lecture : 3 min
« Les agriculteurs refusent d'être la valeur d'ajustement des politiques » !
« Les agriculteurs refusent d'être la valeur d'ajustement des politiques » !© La Gazette du Var
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Dans un contexte sociétal agité et de doute, je vous souhaite une douce année 2023. Je m'adresse à tous ceux qui souffrent physiquement ou moralement, avec une pensée pour les agriculteurs qui subissent des difficultés dans leur quotidien et pour ceux qui nous quittent trop tôt dans l'exercice de leur métier, laissant leurs proches dans la tristesse et parfois dans l'incompréhension. Que retenir de l'année 2022 ? Les Jeux Olympiques de Pékin, la Coupe du Monde de Football au Qatar, les élections présidentielles ? Ou la guerre en Ukraine et ses conséquences dramatiques sur l'économie mondiale et ses graves répercussions sur l'agriculture française, par les hausses de l'énergie, des engrais, des matières premières ? Sans doute cette dernière crise, car elle marquera longtemps les esprits.

DES PRIX RÉMUNERATEURS

« Les agriculteurs refusent d'être la valeur d'ajustement des politiques » !

Déjà, durant la crise sanitaire, le président de la République avait mis en avant la souveraineté alimentaire de la France. Aujourd'hui, avec les pénuries, cela prend encore plus de sens. Dorénavant, la France doit revenir sur le premier plan, mais pas à n'importe quel prix ! Des prix rémunérateurs pour nos agriculteurs. Et pas de n'importe quelle manière ! Il devient urgent de répondre aux défis du changement climatiques, des pratiques culturales, de la gestion de l'eau et du bien-être animal. Les agriculteurs en sont conscients ! Ils œuvrent au quotidien pour répondre aux enjeux sociétaux et aux attentes des consommateurs, dont le pouvoir d'achat, fin 2022, est rongé par une inflation non maîtrisée. Espérons qu'en 2023, l'économie française ne rentre pas dans une récession, avec un impact plus fort sur le moral des Français, creusant encore un peu plus les inégalités et la précarité. Des efforts, ils en feront encore, s'il le faut ! Mais, les agriculteurs refusent d'être la valeur d'ajustement des politiques, faites de promesses ou de visons écologiques contraignantes, voire punitives. En 2023, je vais me consacrer à des sujets qui me tiennent à cœur. À la présidence de l'Union Nationale des professionnels de l'Horticulture (UNIPHOR), je vais interpeller les pouvoirs publics et le ministère de l'agriculture sur les graves difficultés que traverse l'horticulture, notamment la fleur coupée. Ce que j'ai déjà fait auprès du président de la République, lors de l'illumination du sapin de Noël à l’Élysée. En octobre 2022 au petit matin, un betteravier de l'Oise s'est donné la mort. Deux jours avant, il a reçu une convocation judiciaire de l'Office Français de la Biodiversité (OFB). Je ne vais rien lâcher et alerter les parlementaires sur le caractère déraisonnable des contrôles. Je souhaite la mise en place d'une commission d'enquête sur la gestion des missions de l'OFB et l'instauration d'une Inspection Générale de la Police de l'Environnement (IGPE) pour contrôler les agents. Certaines mesures sont intimidantes, voire coercitives. Elles sont parfois disproportionnées. Les agents devraient faire preuve de plus de pédagogie et de discernement et accorder un droit à l'erreur en cas de délits sans gravité. Parce que nous ne sommes pas des délinquants ! Rien ne justifie que l'on passe devant un tribunal de façon injuste ou à charge, lors de leurs visites ! Des agriculteurs se donnent la mort ! Il est temps de revoir le sens des priorités, le sens de l'humanité dans le combat environnemental. D'autres dossiers seront poussés avec les acteurs qui voudront bien les soutenir, notamment le contrat des Aires Urbaines de Production Agricole (AUPA), visant à l'accroissement des activités agricoles de proximité de maraîchage et d'horticulture en zone périurbaine. D'autres dossiers seront poussés avec les acteurs qui voudront bien les soutenir, notamment le contrat des Aires Urbaines de Production Agricole (AUPA), visant à l'accroissement des activités agricoles de proximité de maraîchage et d'horticulture en zone périurbaine. En octobre 2022 au petit matin, un betteravier de l'Oise s'est donné la mort. Deux jours avant, il a reçu une convocation judiciaire de l'Office Français de la Biodiversité (OFB). Je ne vais rien lâcher et alerter les parlementaires sur le caractère déraisonnable des contrôles. Je souhaite la mise en place d'une commission d'enquête sur la gestion des missions de l'OFB et l'instauration d'une Inspection Générale de la Police de l'Environnement (IGPE) pour contrôler les agents. Certaines mesures sont intimidantes, voire coercitives. Elles sont parfois disproportionnées. Les agents devraient faire preuve de plus de pédagogie et de discernement et accorder un droit à l'erreur en cas de délits sans gravité. Parce que nous ne sommes pas des délinquants ! Rien ne justifie que l'on passe devant un tribunal de façon injuste ou à charge, lors de leurs visites ! Des agriculteurs se donnent la mort ! Il est temps de revoir le sens des priorités, le sens de l'humanité dans le combat environnemental.D'autres dossiers seront poussés avec les acteurs qui voudront bien les soutenir, notamment le contrat des Aires Urbaines de Production Agricole (AUPA), visant à l'accroissement des activités agricoles de proximité de maraîchage et d'horticulture en zone périurbaine. En octobre 2022 au petit matin, un betteravier de l'Oise s'est donné la mort. Deux jours avant, il a reçu une convocation judiciaire de l'Office Français de la Biodiversité (OFB). Je ne vais rien lâcher et alerter les parlementaires sur le caractère déraisonnable des contrôles. Je souhaite la mise en place d'une commission d'enquête sur la gestion des missions de l'OFB et l'instauration d'une Inspection Générale de la Police de l'Environnement (IGPE) pour contrôler les agents. Certaines mesures sont intimidantes, voire coercitives. Elles sont parfois disproportionnées. Les agents devraient faire preuve de plus de pédagogie et de discernement et accorder un droit à l'erreur en cas de délits sans gravité. Parce que nous ne sommes pas des délinquants ! Rien ne justifie que l'on passe devant un tribunal de façon injuste ou à charge, lors de leurs visites ! Des agriculteurs se donnent la mort ! Il est temps de revoir le sens des priorités, le sens de l'humanité dans le combat environnemental.

D'autres dossiers seront poussés avec les acteurs qui voudront bien les soutenir, notamment le contrat des Aires Urbaines de Production Agricole (AUPA), visant à l'accroissement des activités agricoles de proximité de maraîchage et d'horticulture en zone périurbaine. En octobre 2022 au petit matin, un betteravier de l'Oise s'est donné la mort. Deux jours avant, il a reçu une convocation judiciaire de l'Office Français de la Biodiversité (OFB). Je ne vais rien lâcher et alerter les parlementaires sur le caractère déraisonnable des contrôles. Je souhaite la mise en place d'une commission d'enquête sur la gestion des missions de l'OFB et l'instauration d'une Inspection Générale de la Police de l'Environnement (IGPE) pour contrôler les agents. Certaines mesures sont intimidantes, voire coercitives. Elles sont parfois disproportionnées. Les agents devraient faire preuve de plus de pédagogie et de discernement et accorder un droit à l'erreur en cas de délits sans gravité. Parce que nous ne sommes pas des délinquants ! Rien ne justifie que l'on passe devant un tribunal de façon injuste ou à charge, lors de leurs visites ! Des agriculteurs se donnent la mort ! Il est temps de revoir le sens des priorités, le sens de l'humanité dans le combat environnemental.

JEU DE DUPE

En 2023, la CR83 ne cautionnera pas un jeu de rôle dans un jeu de dupe. Je sais pratiquer le respect, mais surtout la sincérité envers les agricultrices et les agriculteurs qui m'accordent leur confiance. La CR n'a de cesse de proposer, dénoncer et marteler que de nombreuses filières sont en danger et que de nombreux agriculteurs travaillent à perte. D'autant qu'avec la fermeture des exploitations agricoles ou horticoles, l'offre continue de baisser et le recours aux importations augmente. Sans décision forte prise par le Gouvernement, les importations ne correspondant pas à nos standards continueront leur progression et le déficit commercial se creusera de plus en plus. Au nom des consom'acteurs et des agriculteurs, je souhaite que 2023 soit l’année des défis relevés et des réponses apportées ! Enfin en 2023, la priorité sera de chercher des financements pour l'association Allo Agri, avec le soutien des personnes sensibles à la défense des agriculteurs en difficulté. Sa mission est d'apporter une écoute, un lien et un soutien. C'est un défi à relever en essayant de décevoir le moins possible. Nous avons des moyens limités mais nous sommes plein de bonne volonté. •

Photo PRESSE AGENCE.