26/07/2026

Un campus d’excellence dédié à l’aéronautique à Pierrefeu

Dans le Var, on compte autour de 3 500 salariés et dans la partie étatique autour de 1 000 personnes.

RGPar Rédaction Gazette du VarJournaliste 5 janvier 2023 Lecture : 3 min
Partager

La base de Cuers est le deuxième industriel du Var et les enjeux en termes de formation sont partagés avec les 70 entreprises du département qui ont tout ou partie de leurs activités dans l'aéronautique.

femmes ont toute leur place. Le Var est le premier port militaire de France et l’armée le premier employeur. Notre population vieillissante doit être investir, et elles sont nombreuses, mais elles sont dans l'attente d'un cadre légal facilitateur.

Jean-Luc Battista et Basile Gertis répondent aux questions de La Gazette du Var.

Quel est le poids de la filière aéronautique dans le Var ?

Basile GERTIS et Jean-Luc BATTISTA. L'aéronautique est une industrie de pointe et d'innovation, dans la conception, la production, et la maintenance avec, au niveau des PME, partenaires service, conseil et production. Cela représente un tissu de 70 entreprises dont l'activité relève du secteur de l'aéronautique

Jean-Luc BATTISTA. C'est pour cela que nous avons pour tâche de faire du lien avec les entreprises mais aussi avec les institutions partenaires : Éducation nationale, armée pour fédérer des activités dans le domaine civil ainsi que dans le domaine militaire. Peut-être à terme un campus d'excellence dédié à l'aéronautique pour faire valoir cette attractivité et attirer des vocations. Nous voulons une formation de proximité qui réponde aux besoins de compétences et de main d'œuvre de notre territoire. Pour cela, nous devons compter sur l'industrie et les activités civiles en synergies avec les activités de défense, leurs technologies et leur savoir-faire étant souvent liés.

Où en est la création d'une filière de formation dans le Var ?

Basile GERTIS. En ce qui concerne la formation, le Var n'a pas de formation spécifique, la plus proche se situe sur le site de Vitrolles (Bouches-du-Rhône), il s'agit donc de créer une formation de proximité après avoir identifié les besoins auprès de nos entreprises.

Jean-Luc BATTISTA. ADI a plus que jamais pour finalité de promouvoir la mise en place d'un cursus de formation de proximité, comme la création pilote d'un bac professionnel aéronautique dans le Var, l'objectif ultime étant un centre de formation dédié aux métiers de l'aéronautique proches des industries de notre territoire. C'est un parcours qui s'inscrit dans le temps qui a souffert de la crise sanitaire.

s'inscrit dans une problématique nationale de création d'emplois dans des filières en tension. Il faut poser la question de l'attractivité des métiers manuels, dont on doit valoriser la sémantique et l'image auprès des plus jeunes. Ce sont des métiers nobles dans lesquels les rajeunie. C'est pour cela, qu'il faut rendre cette activité plus lisible et plus valorisée.

Basile GERTIS. Le projet est ambitieux. Il raisonnée et responsable. En partenariat avec la CCI du Var, l'Association ADI est une force active de propositions au service des entreprises et des institutions pour construire une réponse à leurs besoins en formation et créer des emplois qui feront vivre nos territoires.

L'association ADI s'inscrit aussi dans une démarche de développement durable ?

Jean-Luc BATTISTA. Effectivement, en restaurant, par exemple, des friches industrielles afin de proposer une implantation

Qu'est-ce qui bloque ?

Basile GERTIS. Les contraintes sont nombreuses. L'apprentissage recrute des mineurs ce qui est un problème pour les entreprises qui veulent