26/07/2026

Dominique Marcoux : « Je me nourris de l'histoire de mes lecteurs »

Au titre, certes, énigmatique, « Les Trois Vies de Matt Mahigan », le dernier et 11ème ouvrage de Dominique Marcoux reçoit un très bon accueil du public.

RGPar Rédaction Gazette du VarJournaliste 9 février 2023 Lecture : 2 min
Dominique Marcoux : « Je me nourris de l'histoire de mes lecteurs »
Dominique Marcoux : « Je me nourris de l'histoire de mes lecteurs »© La Gazette du Var
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Ces dernières semaines, ses lecteurs ont pu le rencontrer pour une séance de dédicaces à la Fête du Livre de Toulon, en novembre, à Sanary-sur-Mer, et à La Londe-les-Maures, en décembre, à la Maison de la Presse.

En ce qui concerne le dernier roman du prolifique auteur varois, mais surtout ancien Londais, c'est avec une réelle impatience que le lectorat fidèle attendait cette dernière parution : « En effet, puisque le récit se déroule en grande partie, je vous le donne en mille... à La Londe-les-Maures !

François Robelin, héritier de « Joli Coeur », contraint au 18ème siècle de s'exiler en Nouvelle France. Il sera parachuté en août 1944 en Provence.

Dominique Marcoux : « Je me nourris de l'histoire de mes lecteurs »

Quant à son dernier descendant, Matt, il devra retrouver en 2021, devinez où, ... une ceinture Wampum devant se transmettre, de génération en génération, depuis le début de l'histoire. Les chamanes amérindiens ont un rôle essentiel dans cette quête du passé, des racines sur fond de cosmogonie des premiers occupants du futur Canada », décrypte, avec son humour habituel, Dominique Marcoux.

VÉRITABLE PASSION L'auteur à succès reprend : « Souvent, on me pose la question. Comment vient-on à l'écriture ? Pour moi, c'est une véritable passion depuis des années, après une vie professionnelle assez dense dans la finance, la banque spécialisée dans l'immobilier.

Peut-être l'atavisme ? Ma maman était peintre et poète lors de ses rares moments de temps libres. J'ai été bercé par les histoires familiales, qu'elles soient russes dans ma famille recomposée (L'Oreiller de Russie) ou Pieds-Noirs, du côté de mon épouse (Parle-moi de Djidjelli).

Peut-on échapper à la transmission d'éléments biographiques (Les Tilleuls de l'Aubrac), tels qu'un livre de bord élaboré quotidiennement à l'occasion d'un embarquement de près d'un an lors de la première campagne nucléaire à Mururoa où j'ai assisté à ce que d'aucuns appellent l'enfer ».

Effectivement, la question se pose. « Mais le point le plus important dans ce métier, à mon humble mesure, est le contact avec les gens, l'échange, le partage. Souvent, je me nourris de leur propre histoire, car, loin de la grande Histoire, c'est la vie de chacun, chaque jour, qui bâtit le roman, comme une pelote de fil que le romancier saura peu à peu dérouler avec un peu d'imagination », confie l'écrivain.