Jean-Louis Masson : « Je suis déterminé à défendre les intérêts du Var »
Élu président du Département du Var, Jean-Louis Masson va placer l’équité territoriale au centre de ses préoccupations tout au long de son mandat.

L' année 2022 a marqué un virage dans l’histoire de l’institution puisque sur le plan de la gouvernance, Marc Giraud a dû quitter ses fonctions. Depuis octobre, une nouvelle présidence et un nouvel exécutif se sont installés. Et, côté projets, Jean-Louis Masson n'en manque pas ! « En 2023, nous ne manquerons ni d’initiatives, ni de projets pour que notre Var avance dans la bonne direction, malgré les aléas politiques, énergétiques, sanitaires qui nous dépassent, relevant du national ! C’est d’ailleurs l’identité varoise de faire qui m’importe, sans s’occuper des autres lesquels d’ailleurs, sont toujours diserts pour nous donner des conseils qu’ils ne s’appliquent pas à eux-mêmes », a lancé, très en verve, le président du Département.
INDEPENDANCE ET EQUITE

En octobre, le passage de témoin s'est déroulé en douceur puisque la situation financière du Département est saine. « Des finances qui ont permis de relancer cette machine à solidarités et d’agir sans précipitation, mais avec détermination ! Notre institution a un besoin immédiat de stabilité, de continuité et de nos compétences rassemblées autour des intérêts des varoises, des varois et de nos territoires », explique le président du Var. Fier de cette fonction, Jean-Louis Masson promet de l'assumer avec une grande indépendance et son sens aigu de l’équité : « J’émets le souhait de construire, avec un état d’esprit collectif, une programmation d’actions 2023 dont vous allez mesurer l’ambition dans votre quotidien ». Sur un plan politique, l'élu a déjà dessiné 4 axes forts qui vont impacter les missions de l'institution. Tout d'abord, l'équité territoriale. « Le Var est pluriel, le Var est attractif, le Var produit de la richesse économique et socioculturelle, le Var a des atouts et des faiblesses différenciés selon les territoires. Le rôle du Conseil Départemental est de garantir une équité pour le rendre plus attractif tout en gommant ses faiblesses. À cet effet, les vice-présidents et présidents de commissions sont les plus à même pour s’investir quotidiennement à vos côtés », a détaillé l'ancien mairie de La Garde. Ainsi, les aides sportives, culturelles, sociales, environnementales seront systématiquement requestionnées et passées au tamis de l’équité territoriale. Idem pour les investissements. Le président du Département a ajouté : « J’ai demandé à l’administration d’avoir ce réflexe méthodologique : Quel territoire en a le plus besoin prioritairement ? Y-a-t-il des territoires exclus d’une politique ? Pourquoi plus ici qu’ailleurs ? Pourquoi le montant est différent ? Comment rendre plus accessible à tous ? Vous serez les porte-paroles de ces changements car vous être le premier contact et je compte sur vous pour normaliser cette variable au nom de l’intérêt général. Pour satisfaire cet objectif, il faut actionner les bons leviers ».
Le deuxième axe présidentiel concerne la communication. « À mon sens, elle doit être systématique et plus institutionnelle. On doit parler de nos actions et ce, au plus près des administrés et des usagers. Un chantier démarre, on communique ! Une permanence sociale évolue ou se créée, on communique ! On soutient une commune à réaliser un équipement, on communique ! On offre aux collégiens de nouveaux services éducatifs, on communique ! On aménage nos espaces naturels et forestiers, on communique ! On construit de nouveaux circuits de mobilité douce, on communique ! On communique sur la volonté de faire ! On communique aussi sur la compétence des agents ! C’est systématique et de surcroît sur le fond. Quoi de plus sensé ! On donne de l’intérêt à notre action mais surtout à vos métiers de service public ! C’est ainsi que se construit une intelligence collective où chacun est invité à prendre sa part pour agir au mieux » (...).
LE TRAVAIL, C'EST LA DIGNITE
Le social, c’est plus de la moitié du budget départemental. C’est l’enjeu du 3ème axe. Dès sa candidature à la présidence du Département, Jean-Louis Masson avait une intime conviction. Selon l'ancien député, il fallait que les politiques dédiées aux solidarités humaines soient davantage portées politiquement et à leur juste mesure. Certes, plus de 2 000 agents s’investissent au quotidien pour les Varois les plus sensibles face à la crise économique et sociale. Mais, l’accueil des mineurs du bateau Ocean Viking, l’ouverture de l’Observatoire Départemental de la Protection de l’Enfance, l’efficacité des politiques d’insertion, l’accord pour un nouvel appel à projets « Habitat inclusif » l’ont conforté dans sa décision. Détaillant sa vision, il a souhaité scinder la commission Solidarités en 3 : l’insertion et l’action sociale, l’enfance et enfin l’autonomie et le handicap : « Elles sont présidées respectivement par Mmes Ontoniente, Depallens et Legraïen. J’ai confié à ces 3 élues motivées et, issues de plusieurs cantons à enjeu, le portage de nos actions. Je souhaite qu’elles soient systématiquement associées aux réunions avec nos partenaires institutionnels ». Concrètement, 4 décisions ont été prises en peu de temps mais elles auront un impact fort pour les agents dès 2023. Tout d'abord, le lancement d’une nouvelle politique d’insertion dénommée Var Insertion Travail qui vise à réduire les délais de prise en charge et augmenter la capacité d’accompagnement au retour à l’emploi. « Le travail, c’est la dignité. Il me semble que d’aider à travailler doit être notre cible principale. Pour vous, ce sera une source de fierté que les bénéficiaires d’un tel dispositif deviennent des salariés actifs ! Pour la DRH, porter un puissant dispositif de formation/professionnalisation pour les métiers de la protection de l’enfance. J’ai entendu les difficultés rencontrées au quotidien et le besoin et de monter en compétences pour mieux affronter certaines situations complexes. Ce point renforcera l’application de notre schéma départemental » (...).
UNE AMBITION POUR L’IDENTITE VAROISE
C’est l’enjeu de son 4ème axe, à savoir l'identité. « Le Var, c’est un mixte Provence, Côte d’Azur et Pré-Alpes, le Var, c’est l’une des plus belles côtes françaises voire d’Europe, avec des espaces naturels uniques mais fragiles face aux risques naturels, le Var c’est à la fois la mer et la terre, le tourisme dans le Var, c’est un puissant vecteur d’identification, le Var, c’est un leader de filières du BTP et de l’artisanat, de l’agriculture, de sécurité et d’ingénierie, du sport et du tourisme. Le Var a la Métropole toulonnaise qui est un moteur économique régional. Le Var, ce sont aussi de nouvelles ruralités qui se réinventent chaque jour. Le Var, c’est une population qui vieillit mais qui profite du cadre de vie et des nombreux services publics... Je suis déterminé à défendre ses intérêts avec l’expérience qu’on me connait », a conclu, avec passion, le président du Var. •
Photo Nicolas LACROIX (Département du Var).