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Frédéric Auger : « Ce n’est pas la chaudière qu’il faut supprimer mais le gaz qu’il faut verdir » !

Dans le cadre de la planification écologique, le Gouvernement a lancé une concertation sur la décarbonation des moyens de chauffage dans le bâtiment.

RGPar Rédaction Gazette du VarJournaliste 14 août 2023 Lecture : 2 min
Frédéric Auger : « Ce n’est pas la chaudière qu’il faut supprimer mais le gaz qu’il faut verdir » !
Frédéric Auger : « Ce n’est pas la chaudière qu’il faut supprimer mais le gaz qu’il faut verdir » !© La Gazette du Var
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ENTREPRISES EN PERIL

Frédéric Auger : « Ce n’est pas la chaudière qu’il faut supprimer mais le gaz qu’il faut verdir » !
Si nous souscrivons aux enjeux de décarbonation du bâtiment, nous défendons l’idée qu’un autre chemin, plus pragmatique, est possible. Ce n’est pas la chaudière qu’il faut supprimer mais les besoins de chauffage qu’il faut réduire et le gaz qu’il faut verdir

Ainsi, dans le département, la filière gaz, élargie au monde de l’entreprise, aux professionnels du bâtiment et de l’immobilier et au Mouvement HLM, se mobilise contre ce projet qui implique de lourdes conséquences sur les ménages. Cette concertation vise à l’interdiction des chaudières gaz, comme collectives, sur l’ensemble bâtiments (appartements, entreprises ainsi que sur les dépenses publiques individuelles et privées, le tout dans un contexte d’inflation et de réduction du pouvoir d’achat. En effet, la maisons, mesure met en péril des entreprises, emplois et savoir-faire associés à la filière des chaudières à gaz, à la veille d’un retournement de conjoncture annonciateur d’une crise du logement et renforcera l’importation d’équipements produits à l’étranger. Les activités services énergétiques, équipement 179 000 emplois en France. Dans la région Sud, 12 000 emplois sont répartis dans un millier d’entreprises, à 80% des TPE. Dans le Var, 1 900 emplois sont concernés.

Sur le plan économique et financier, le mur d’investissements, requis par une telle mesure, va ralentir la croissance et peser sur les revenus de 40% des ménages en générant des dépenses privées significatives. Elle engagera une dépense publique importante de remplacement d’équipements sans que ces derniers ne soient obsolètes. Or, un scénario, s’appuyant sur et installations représentent un mix énergétique plus équilibré intégrant les gaz renouvelables, nécessiterait moins d’investissements et compléterait le dispositif MaPrimRénov’, doté de moyens supplémentaires avec 4 milliards d’€

CASSER LA DYNAMIQUE

D'ailleurs, plusieurs groupes de travail ont été lancés à l’Assemblée nationale pour la Loi de Planification Énergie Climat. Et, les Régions vont mettre en place les Comités Régionaux de l’Énergie visant à proposer des objectifs locaux en matière de transition énergétique. Enfin, le rapport de RTE sur l’impact de l’électrification à 2035 (notamment sur la capacité du réseau électrique à gérer les pointes hivernales) sera rendu en septembre.

Pendant l'été, la concertation se poursuit et le Gouvernement pourrait interdire les chaudières par simple décret. L'envoi de signaux contradictoires sur la place du gaz dans le bâtiment pourrait casser la dynamique de développement des gaz verts. Pourtant, les résultats et les atouts des gaz renouvelables sont avérés : externalités positives pour les agriculteurs et les territoires, valorisation des déchets, économie circulaire, emplois locaux, indépendance énergétique du pays, en effet, 20% de la consommation de gaz en France sera renouvelable en 2030 et 100% en 2050

Photo Alain BLANCHOT.