26/07/2026

Max Bauer : « Les agriculteurs peinent à répercuter l'inflation et leurs coûts de production »

Alors que les Chambres d'Agriculture sont, pour le monde rural et les agriculteurs, un maillon essentiel de la vitalité et du développement de l'agriculture…

RGPar Rédaction Gazette du VarJournaliste 28 août 2023 Lecture : 2 min
Max Bauer : « Les agriculteurs peinent à répercuter l'inflation et leurs coûts de production »
Max Bauer : « Les agriculteurs peinent à répercuter l'inflation et leurs coûts de production »© La Gazette du Var
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En effet, alors que leurs charges grandissent, leurs ressources ont tendance à se tasser voire à décroître. C'est le cas de la taxe additionnelle à la taxe sur le foncier non bâti (TATFNB). Soucieux de préserver les marges de manœuvre des chambres d'agriculture, le parlementaire a interrogé le ministre pour le mettre devant ses responsabilités et l'encourager à agir pour la préservation de l'agriculture française.

L'ÉTAT NE SOUTIENT PAS L'AGRICULTURE Une interpellation qui a alerté Max Bauer, président de la Coordination Rurale de Var et de PACA, comme il l'explique à La Gazette du Var : « La question écrite et le soutien du député Stéphane Rambaud sont importants.

Max Bauer : « Les agriculteurs peinent à répercuter l'inflation et leurs coûts de production »

En effet, attention aux solutions de facilité, sans prendre en compte des points de vigilance et d'inquiétude. La taxe additionnelle à la taxe sur le foncier non bâti (TATFNB), calculée sur la même base que la taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFNB), et qui sert au financement des Chambres d'Agriculture, est plafonnée depuis 2012, de même que la taxe pour les frais des Chambres d'Agriculture ».

« Les choix de l'État, par son désengagement tant financier qu'humain, obligent les Chambres à prendre de nouvelles missions. Celles-ci impactent les agriculteurs puisque ce sont eux qui payent ces taxes !

Doit-on en conclure que le poids financier pour résoudre ce problème de ressources internes reposerait toujours sur les mêmes ? Il est très important que l'État mette la main à la poche pour réellement soutenir notre agriculture et l'ensemble de nos productions », s'inquiète le syndicaliste. Lors de l'Assemblée Permanente des Chambres d'Agriculture (APCA), le président Sébastien Windsor avait déploré la situation : « On devra faire des prestations payantes auprès des agriculteurs ou des collectivités mais comme on fait peu de marges sur ces prestations, nous devrons abandonner des missions de service public.

Je dis non ! Comment pourrait-on imaginer faire payer une prestation de service public à des agriculteurs qui payent déjà un impôt pour financer leur Chambre d'Agriculture » ?

D'où la vigilance exprimée par Max Bauer : « Il convient d'être très vigilant pour les taux de ces taxes, captées à la fois par la Région et par l'État, car l'échelon, essentiel et cohérent, pour l'agriculteur est l'échelon départemental qu'il convient de protéger. Les agriculteurs peinent déjà à répercuter l'inflation et leurs coûts de production sur leur prix de vente.

Les dépenses des agriculteurs augmentent de façon exponentielle alors même que les prix de la vie augmentent. Ce n'est plus tenable » !

Photo PRESSE AGENCE.