26/07/2026

Il a fallu 60 ans pour construire une réconciliation

Le 25 septembre, la Nation a rendu hommage aux harkis et aux autres membres des formations supplétives qui ont combattu aux côtés de l'armée française pendant…

RGPar Rédaction Gazette du VarJournaliste 18 novembre 2024 Lecture : 1 min
Il a fallu 60 ans pour construire une réconciliation
Il a fallu 60 ans pour construire une réconciliation© La Gazette du Var
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En 1954, tandis que des Algériens vont rejoindre le front de libération national (FLN) afin de se battre pour l'indépendance de leur pays, d'autres font le choix de la France et rejoignent l'armée française. Ces derniers, pour la majorité des civils armés par la France, ont pour mission d'assurer la sécurité de points stratégiques, de villages ou de zones parfois plus étendues mais aussi de participer à des opérations militaires aux côtés de l'armée française. La fin du conflit se traduit, pour les pieds noirs comme pour les anciens supplétifs - ceux que l'on a pris l'habitude de désigner sous le nom de harkis - par le déchirement, l'exil, ou l'horreur pour ceux restés au pays, jugés traîtres à leur pays. Le 20 septembre 2021, le président de la République prenait la parole devant les harkis et leurs familles. Il demande pardon aux harkis, reconnaît les dommages dont ils ont été victimes, admet qu'ils ont été abandonnés par la France et que certains ont été accueillis dans des conditions indignes en métropole, à partir de 1962. La loi, portant reconnaissance de la Nation envers les harkis et les autres rapatriés d'Algérie, inclut également la réparation des préjudices subis. Elle est promulguée le 23 février 2022. Il a fallu 60 ans. 60 ans pour permettre à notre pays de porter un regard lucide sur les blessures du passé et pour construire, dans le temps long, une réconciliation des mémoires.

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Photos PRESSE AGENCE et Alain BLANCHOT. À LA VALETTE À LA VALETTE AU PRADET AU PRADET AU PRADET À LA LONDE À LA GARDE