26/07/2026

Hymne des supporters, Starmania, reprises, l’été XXL de Jean-Pierre Savelli

À l’approche de la Coupe du monde, organisée aux États Unis, au Mexique et au Canada, Jean Pierre Savelli revient avec un hymne pensé pour les supporters, un…

RGPar Rédaction Gazette du VarJournaliste 15 juin 2026 Lecture : 5 min
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Entre hymne des supporters, hommage vibrant à Starmania, rééditions revisitées, nouveau single funk, tournées estivales, il confirme qu'il reste un artiste ancré dans la culture populaire. Toujours en mouvement, toujours généreux, il continue de faire chanter les foules, du Var aux scènes nationales. 2026 s'annonce comme une année où sa voix, plus que jamais, rassemblera toutes les générations.

Avec son humour, sa passion et son énergie populaire, l'artiste toulonnais prouve qu'il n'a rien perdu de son enthousiasme. Il répond aux questions de La Gazette du Var.

Jean Pierre, tu sors "Ohé Ohé Allez la France", un hymne destiné aux supporters pour la Coupe du Monde 2026. Pourquoi ce titre ?

Jean-Pierre SAVELLI. (Il sourit.) Parce que je suis un récidiviste !

J'ai vécu 50 ans à Paris, j'ai connu l'ambiance du PSG, et dans les années 80, j'avais écrit l'hymne du Sporting Club de Toulon avec Rolland Courbis. En 1998, j'avais aussi, signé l'hymne des supportrices, l'année où on devient champions du monde. Alors pour cette Coupe du monde, j'ai eu envie de refaire un vrai chant populaire.

Un refrain simple, efficace, qu'on retient en une écoute. Et puis, j'adore ça.

Le morceau est déjà disponible ? JPS. Il est en ligne sur toutes les plateformes de streaming. Et le single sort dans une dizaine de jours.

Musicalement, comment tu as construit cet hymne ? JPS. J'ai voulu quelque chose de très direct, très "tribune".

Et pour ça, j'ai mis la guitare au centre. Pas une guitare sage, une vraie guitare rock, avec un riff qui accroche tout de suite. J'ai travaillé avec un guitariste qui envoie du lourd, un son un peu hard rock, très énergique.

Le but, c'était que dès les premières secondes, on sente l'ambiance du stade : le rythme, la tension, l'envie de chanter. La guitare porte tout le morceau, elle donne l'élan, elle pousse le refrain. Et comme la mélodie est hyper simple, les supporters peuvent la reprendre immédiatement.

(Il rit.)

C'est un hymne, il faut que ça claque. J'ai même fait une seconde version accordéon, parce que j'ai commencé cet instrument à 6 ans. Et puis les DJ vont sûrement s'en emparer. J'ai déjà envoyé le titre à Jean Roch, figure emblématique des nuits tropéziennes. Si quelqu'un peut lancer un hymne dans les soirées de juin, c'est bien lui.

L'idée, c'est vraiment que les supporters s'approprient le refrain ? JPS. Dès qu'ils vont entendre "Ohé ohé, Allez la France", ça va chanter.

C'est très commercial, très fédérateur. Le clip met en avant les supporters, les stades américains... Je ne voulais pas me mettre en avant.

Ce n'est pas un clip "moi-moi-moi". Si les tribunes s'en emparent, ce sera gagné.

"Le jour se lève sur Starmania", un spectacle XXL JPS. C'est un énorme projet avec notre association. C'est "Le jour se lève sur Starmania", une adaptation que j'ai faite avec ma femme Sandry.

Là encore, 14 titres incontournables, réorchestrés et ce ne sont pas les versions de 1978. Ce sont des versions modernes, dynamiques. Les chœurs sont enregistrés par les élèves eux-mêmes dans mon studio ; ça les valorise énormément et tout sera chanté en live.

Plus de 60 élèves sur scène : chant, danse, cohésion musicale... Starmania, c'est un répertoire qui parle à tout le monde. On invite d'ailleurs les lecteurs de la Gazette du Var à venir nous voir au Live du Zénith, le dimanche 28 juin à 16 h.

Reprises, rééditions et voyages musicaux Tu ressors aussi "Besoin de rien, envie de toi" dans deux versions. JPS. C'est une réédition.

Le single était sorti en 2013 avec Joanna, une chanteuse incroyable. Elle est la fille de Clémence Bringtown, voix féminine emblématique de La Compagnie créole, groupe mythique des années 80. Joanna a une vraie carrière : scènes antillaises, collaborations pop, comédies musicales, et une présence scénique impressionnante.

Elle vit aujourd'hui à Toulon avec son mari, le claviériste de haut niveau Alain Antonelli. Elle a enregistré une version créole, "Bisous de vous", et une version bachata en espagnol, "Te Necesito, Te Deseo", écrite par le parolier de Julio Iglesias.

Les deux titres sont en ligne.

Un nouveau single funk et des productions à la chaîne JPS. Il y a mon single qui sort en juin, il s'appelle "J'aime quand tu danses". C'est un titre que j'avais écrit en 1980, vraiment avant le duo.

Je l'ai repris complètement, réarrangé autrement. Là, je suis parti sur un côté funk, un style que j'ai rarement fait, peut-être un peu dans les années 80 81. Le morceau n'a rien à voir avec la version d'origine : maintenant, c'est très dansant, très rythmé.

On a fait les voix dans mon studio, avec des musiciens. On s'est régalé. C'était vraiment un plaisir de retravailler ce titre, de lui donner une nouvelle vie.

Les DJ adorent. Ça me sort un peu de mes mélodies habituelles, et j'ai pris beaucoup de plaisir à le refaire. Quelques-unes de mes productions sont sur ma page YouTube : youtube.

com/@jpsavelli. Je suis en autoproduction, comme beaucoup de mes copains des années 80. On fait des mini clips, des teasers...

C'est suffisant pour se faire connaître aujourd'hui.

Un été sur scène Tu seras aussi en tournée cet été ? JPS. On joue le 13 juillet à Bormes-les-Mimosas avec mon spectacle années 70 80 : Medleys Fugain, Delpech, Dassin, Christophe...

On chante sur les versions originales, avec deux chanteuses, un chanteur, cinq danseuses et un DJ. On tournera aussi dans les Alpes-Maritimes, le Gard, le Vaucluse, et même les arènes du Cap d'Agde (il rit), sans les taureaux, je te rassure.