26/07/2026

Formidables libérateurs du Lavandou !

Les libérateurs du Var étaient loin d’être des têtes brûlées. Mais des engagés volontaires pour des missions à hauts risques.

RGPar Rédaction Gazette du VarJournaliste 9 août 2017 Lecture : 2 min
Formidables libérateurs du Lavandou !
Formidables libérateurs du Lavandou !© La Gazette du Var
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Ces libérateurs du Lavandou et de la Provence, suivis par tant d'autres morts au combat, dans ce long chemin de croix qui, du Cap Nègre à Mauvanne, allaient glori- fier le fanion à la voile étoilée sur crois- sant Maure, et forger le mythe de cette unité d'élite.

Formidables libérateurs du Lavandou !

Gil Bernardi, le maire du Lavandou raconte ces heures héroïques : «Vous faisiez partie - vous faites à tout jamais corps - avec ce commando de choc du «Cirque Bouvet», comme l'appelaient les officiers ! Des têtes brûlées ? Rien de tout cela !

Bien sûr, ce n'étaient pas tous des enfants de chœur, mais ils étaient tous engagés volontaires pour les missions à hauts risques, dont on ne revenait souvent pas.

Pour des coups de main dont aucune autre unité ne voulait. Alors qu'eux répondaient toujours présents» IL Y AURA DE LA CASSE ! Le premier magistrat de la cité bal- néaire ajoute : «Des militaires parfois tout juste sortis de l'adolescence, comme Jo Bonnet, qui avait falsifié sa carte d'identité, à 16 ans, afin d'être retenu par l'implacable sélection pour faire don de son ardeur à la France.

Et l'action formidable, l'assaut de Vive Force le plus insensé, l'exploit, ils vont l'accomplir en escaladant les falaises du Cap Nègre, dans cette nuit du 14 au 15 août 1944. Un fait d'arme cité en exemple par toutes les Écoles de Guerre. Une vraie folie. Mais qui a sauvé des milliers de vies et garanti le suc- cès du Débarquement de Provence.

48 heures avant l'engagement, sur la carte mosaïque en caoutchouc mousse, le Lieutenant-colonel a une nouvelle fois étudié les moindres possibilités offertes par le terrain... nourries des dernières photographies de reconnaissances aériennes. Des champs de mines sur toutes les plages du Lavandou au Rayol hérissés de chevaux de frise, de té- traèdres et de nids de mitrailleuses, ne lui laissent que peu d'alternatives.

Une attaque frontale sur les falaises s'impose. Là où personne ne les attend. Sans préparation d'artillerie.

Un tel défi ne s'improvise pas. Mais ce type de coup de main ne se règle pas, non plus, comme sur un champ de bataille. Il y aura forcément de la casse !

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faisiez partie - vous faites à tout jamais corps - avec ce commando de choc du «cirque Bouvet», comme l’appelaient les officiers ! Des têtes brûlées ? Rien de tout cela ! Bien sur, ce n’étaient pas tous des enfants de chœur, mais ils étaient tous engagés volontaires pour les missions à hauts risques, dont on ne revenait souvent pas. Pour des coups de main dont aucune autre unité ne voulait. Alors qu’eux répondaient toujours présents». néaire ajoute : «Des militaires parfois tout juste sortis de l’adolescence, comme Jo Bonnet, qui avait falsifié sa carte d’identité, à 16 ans, afin d’être retenu par l’implacable sélection pour faire don de son ardeur à la France. Et l’action formidable, l’assaut de Vive Force le plus insensé, l’exploit, ils vont l’accomplir en escaladant les falaises du Cap Nègre, dans cette nuit du 14 au 15 août 1944. Un fait d’arme cité en exemple par toutes les Écoles de Guerre. Une vraie folie. Mais qui a sauvé des milliers de vies et garanti le suc­ cès du Débarquement de Provence. 48 heures avant l’engagement, sur la carte mosaïque en caoutchouc mousse, le Lieutenant-colonel a une nouvelle fois étudié les moindres possibilités offertes par le terrain... nourries des dernières photographies de reconnaissances aériennes. Des champs de mines sur toutes les plages du Lavandou au Rayol hérissées de chevaux de frise, de té­ traédres et de nids de mitrailleuses, ne lui laissent que peu d’alternatives. Une attaque frontale sur les falaises s’impose. Là où personne ne les attend. Sans préparation d’artillerie. Un tel défi ne s’improvise pas. Mais ce type de coup de main ne se règle pas, non plus, comme sur un champ de bataille. Il y aura forcément de la casse » ! • Propos recueillis par Gilles Carvoyeur