François de Canson : «Souvenons-nous de cette journée historique du 17 août 1944»
Pour François de Canson, maire et président de Méditerrannée Porte des Maures, : «Ces commémorations sont l’occasion de rappeler ce passé dou loureux à notre…

L e 17 août 1944, à 16h, les soldats américains, débarqués depuis l'avant-veille sur les plages de la Croix-Valmer, de Cavalaire et du Lavandou, pénètrent sur le territoire de La Londe-les-Maures. L'avant garde de la 3ème Division d'Infanterie US entre en contact avec quelques résistants londais. Ils informent l'officier américain mais également les troupes de la 1ère Division Française Libre de la présence des allemands sur le domaine de Saint-Honoré et de la Pabourette.

Après une bataille qui dure près de deux heures, La Londe est en passe de retrouver sa liberté. LES HOMMES DU «CIRQUE BOUVET» L'ennemi, encerclé est mis hors d'état de nuire.
Au petit matin du 18 août, alors que les unités allemandes se sont repliées sur les blockhaus de Mauvanne, le passage des scouts-car de reconnaissance du premier bataillon des Fusillés Marins et des Commandos d'Afrique, emmenés par le Capitaine Ducournau, marquent la Libération définitive de La Londe-les-Maures et sonne le glas de l'occupation allemande. Ces fameux commandos d'Afrique, appelés les «Hommes du Cirque Bouvet», du nom de leur chef, le Lieutenant-colonel Bouvet, avec comme devise «sans pitié», ont joué un rôle décisif d'avant garde des forces alliées lors du débarquement de Provence. Fort d'un entraînement intensif et impitoyable, ces soldats hors du commun avaient pour mission de prendre d'assaut les sinistres batteries du Cap Nègre.
Ils ont été les guides du débarquement et ont permis à des dizaines de milliers d'hommes de fouler le sol de notre Provence. A jamais, ils restent nos héros.


«Je voudrais évoquer la mémoire de François de Leusse, lui-même commando d’Afrique, libérateur du château de Brégançon, qui s’est également illustré héroïquement lors de la campagne d’Alsace, et qui fut le maire de La Londe-les-Maures durant 24 ans. Je voudrais évoquer la mémoire de Louis Bussonne. Son courage est édifiant. Après avoir coupé les fils de mise à feu des charges explosives du pont Maravenne, Louis Bussonne envisage d’en faire autant au pont du Pansard. Les allemands dissimulés à proximité le découvrent, le rattrapent et le font traverser le village mains sur la tête. A un Londais qui l’interroge au passage, Louis Bussonne répond: «Je ne sais pas ce qu’ils vont me faire, ni même où ils m’emmènent». Il sera exécuté, quelques instants plus tard, de plusieurs balles dans la tête par le chef des Feld-gendarmes de la Kommandantur.
FRANÇOIS DE LEUSSE, LOUIS BUSSONNE ET JOSEPH SPADA, CES HÉROS ! François de Canson ajoute en rappelant les heures tragiques et glorieuses de sa commune : «Je voudrais évoquer la mémoire de François de Leusse, lui-même commando d'Afrique, libérateur du château de Brégançon, qui s'est également illustré héroïquement lors de la campagne d'Alsace, et qui fut le maire de La Londe-les-Maures durant 24 ans. Je voudrais évoquer la mémoire de Louis Bussone.
Son courage est édifiant. Après avoir coupé les fils de mise à feu des charges explosives du pont Maravenne, Louis Bussone envisage d'en faire autant au pont du Pansard. Les allemands dissimulés à proximité le découvrent, le rattrapent et le font traverser le village mains sur la tête.
A un Londais qui l'interroge au passage, Louis Bussone répond: «Je ne sais pas ce qu'ils vont me faire, ni même où ils m'emmènent». Il sera exécuté, quelques instants plus tard, de plusieurs balles dans la tête par le chef des Feld-gendarmes de la Kommandantur. Comment ne pas aussi évoquer la mémoire de Joseph Spada, jeune londais, engagé lui aussi dans le bataillon des commandos d'Afrique et qui sera tué lors de l'assaut du fort Salberg dans le territoire de Belfort.
Le maire de La Londe-les-Maures reprend : «Je voudrais évoquer encore la mémoire de ces quinze jeunes londais qui se sont engagés dans les troupes de la Libération pour poursuivre le combat jusque dans l'Est de la France. Je voudrais évoquer enfin la mémoire des soldats de la 1ère Division Française Libre et de la 1ère armée Française, dont 117 d'entre-eux reposent à la stèle de Saint-Honoré, l'un des tous premiers cimetières varois créé après les combats».
Certains d'entre eux, présents encore parmi nous, témoignent fidèlement leur mémoire aux camarades tombés au combat. Et avec eux, souvenons nous de cette journée historique du 17 août où La Londe-les-Maures retrouvait sa liberté.
: «Je voudrais évoquer la mémoire de François de Leusse, lui-même commando d’Afrique, li bérateur du château de Brégançon, qui s’est également illustré héroïquement lors de la campagne d’Alsace, et qui fut le maire de La Londe-les-Maures durant 24 ans. Je voudrais évoquer la mémoire de Louis Bussonne. Son courage est édifiant. Après avoir coupé les fils de mise à feu des charges explosives du pont Maravenne, Louis Bussonne envisage d’en faire autant au pont du Pansard. Les allemands dissi mulés à proximité le découvrent, le rattrapent et le font traverser le village mains sur la tête. A un Londais qui l’interroge au passage, Louis Bus voudrais évoquer encore la mémoire de ces quinze jeunes londais qui se sont engagés dans les troupes de la Libération pour poursuivre le combat jusque dans l’Est de la France. Je vou drais évoquer enfin la mémoire des soldats de la 1ère Division Française Libre et de la 1ère ar mée Française, dont 117 d’entre-eux reposent à la stèle de Saint-Honoré, l’un des tous premiers cimetières varois créé après les combats ». liberté. • Propos recueillis par Gilles Carvoyeur