Pierre Velsch : «J’ai libéré la Provence»
En exclusivité pour la Gazette du Var, le récit de Pierre Velsch, commando d’Afrique.

Durant la Seconde Guerre mondiale, la Provence, comme toute la France et une grande partie de l’Europe, subit la tyrannie nazie. Dès le début de l’été 1944, elle a commencé la reconquête de sa liberté.
L’ancien commando d’Afrique raconte ces heures exceptionnelles : «Débarqué dans la nuit du 14 au 15 août 1944 au Canadel et au Cap Nègre avec ma section de mortiers de 81 mm, après avoir maintenu une tête de pont les 15 et 16 août, je participe à la libération, au matin du 17 août, de Bormes-les-Mimosas et du Lavandou. Composée de Français, d’Africains, de Marocains, d’Algériens, de Tunisiens, l’Armée d’Afrique, avec les Américains elle va reconquérir la Tunisie et la Libye. En août 1943 une réunion des armées alliées étudie un plan de débarquement sur la France. En Normandie le 6 juin 1944 et, en Provence, le 15 août 1944. En prévision de ce débarquement, le Général Giraud décide de créer des unités de choc : le Bataillon de Choc les Commandos d’Afrique».
ESCALADE DE LA FALAISE DU CAP NEGRE

Il poursuit, la mémoire intacte encore pleine de toutes ces heures glorieuses : «L’entraînement est très dur il faut se spécialiser dans les coups de mains, les infiltrations dans les lignes ennemies. La Corse est libérée en 1943. Puis c’est l’île d’Elbe et l’Italie. Le débarquement en Provence a lieu le 15 août à 8 heures (Cavalaire, Saint-Tropez, Sainte-Maxime et Fréjus). Pour protéger ce débarquement le commandement américain décide d’envoyer trois unités de choc en avant-garde dans la nuit du 14 au 15 août 1944 à 0 h 00. À l’est de la baie de Cavalaire, le groupe naval d’assaut, à la pointe de l’Esquiron, les Rangers commandos américains, sur les Îles du levant et à l’ouest les commandos d’Afrique au cap Nègre et au Rayol. Mission des commandos : escalader la falaise du cap Nègre, détruire les trois canons, les casemates et toutes les défenses puis débarquer sur la plage du Canadel. S’infiltrer dans les lignes ennemies détruire toutes les défenses pour barrer la N 559 en bord de mer, puis la N 98 à La Môle. Ils occupent le Mont Biscarre au-dessus du Canadel et établissent une tête de pont pour empêcher tout renfort venant de Toulon et Marseille afin de tenir coûte que coûte jusqu’à l’arrivée de l’Armée américaine qui doit débarquer le 15 août à 8 heures».


du 14 au 15 août 1944 au Canadel et au Cap Nègre avec ma section de mortiers de 81 mm, après avoir maintenu une tête de pont les 15 et 16 août, je participe à la libération, au matin du 17 août, de Bormes-les-Mimosas et du La vandou. Composée de Français, d’Africains, de Marocains, d’Algériens, de Tunisiens, l’Armée d’Afrique, avec les Américains elle va recon quérir la Tunisie et la Libye. En août 1943 une réunion des armées alliées étudie un plan de débarquement sur la France. En Normandie le 6 juin 1944 et, en Provence, le 15 août 1944. En prévision de ce débarquement, le Général Giraud décide de créer des unités de choc : le Bataillon de Choc les Commandos d’Afrique». ment est très dur il faut se spécialiser dans les coups de mains, les infiltrations dans les lignes ennemies. La Corse est libérée en 1943. Puis c’est l’île d’Elbe et l’Italie. Le débarquement en Provence a lieu le 15 août à 8 heures (Cavalaire, Saint-Tropez, Sainte-Maxime et Fréjus). Pour protéger ce débarquement le commandement américain décide d’envoyer trois unités de choc en avant-garde dans la nuit du 14 au 15 août 1944 à 0 h 00. À l’est de la baie de Cavalaire, le groupe naval d’assaut, à la pointe de l’Esqui ron, les Rangers commandos américains, sur les Îles du levant et à l’ouest les commandos d’Afrique au cap Nègre et au Rayol. Mission des commandos : escalader la falaise du cap Nègre, détruire les trois canons, les ca semates et toutes les défenses puis débarquer sur la plage du Canadel. S’infiltrer dans les lignes ennemies détruire toutes les défenses pour barrer la N 559 en bord de mer, puis la N 98 à La Môle. Ils occupent le Mont Biscarre au-dessus du Canadel et établissent une tête de pont pour empêcher tout renfort venant de Toulon et Marseille afin de tenir coûte que coûte jusqu’à l’arrivée de l’Armée américaine qui doit débarquer le 15 août à 8 heures». • Propos recueillis par Gilles Carvoyeur