26/07/2026

L’U2P apporte sa pierre au Grand Débat

Suite au mouvement des Gilets Jaunes, les représentants nationaux et départementaux des artisans et commerçants ont été reçus au ministère de l’Économie afin…

RGPar Rédaction Gazette du VarJournaliste 6 mars 2019 Lecture : 4 min
Toulon par exemple. À ces endroits, ce sont
Toulon par exemple. À ces endroits, ce sont© La Gazette du Var
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En effet, la situation financière des sociétés indépendantes s'est détériorée week-end après week-end : dégradations, pillages, pertes de chiffre d'affaires, baisse de la fréquentation...

Les TPE ont, également, dû faire face à une demande grandissante de chômage partiel. Au plus fort du mouvement, les artisans et les professions libérales appelaient les Gilets Jaunes à l'apaisement.

« Les entreprises de proximités que sont les artisans, les commerçants artisans et les professions libérales constatent que le président de la République et le gouvernement ont entendu le message venu des territoires demandant plus de justice fiscale, moins de taxations, plus de dignité dans l'imposition. C'était un préalable à l'engagement de négociations entre tous les acteurs concernés et les représentants de l'État, en vue de remettre à plat les différents prélèvements obligatoires qui pèsent à la fois sur les Français et sur les entreprises », rappelle Jean-Marc de Gaetano, président de l'U2P Var.
Toulon par exemple. À ces endroits, ce sont

UN GRAND DÉBAT LOCAL « À l'heure du Grand Débat National lancé par Emmanuel Macron, quelles sont les revendications des commerçants et artisans pour pallier leurs difficultés financières ? Comment expliquer que les dispositifs d'aide mis en place par le gouvernement soient peu utilisés par les sociétés indépendantes ? Quel est le ressenti sur le mouvement des Gilets Jaunes des TPE ?

Chefs d'entreprise, citoyens : quels changements souhaitez-vous pour l'avenir », s'interroge le président de l'U2P Var.

En effet, parallèlement au Grand débat national, l'U2P, qui représente les entreprises de l'artisanat, du commerce de proximité et des professions libérales, organisait un grand débat des entreprises de proximité. Ainsi, les artisans avaient la parole. Pour répondre aux questions qui les préoccupent, ils sont venus nombreux participer à la réunion, organisée le 13 février dernier, à la CAPEB du Var, à La Valette-du-Var.

« Ensemble, nous écrivons les cahiers de doléances des artisans, commerçants de proximité et professionnels libéraux que nous porterons auprès du président de la République et du gouvernement. C'était à eux la parole ! Et, l'U2P est plus que jamais à leurs côtés », ajoute Jean-Marc de Gaetano.

L'ÉCONOMIE PEU IMPACTÉE PAR LES GILETS JAUNES L'U2P représente les chefs d'entreprise issus des TPE et des professions libérales, mais également des commerçants et des artisans. « Seul point positif, nos adhérents ont été très peu impactés par le mouvement des Gilets Jaunes, malgré ce qu'on peut entendre constamment sur les médias nationaux. En réalité, l'impact est limité, le samedi, à certains quartiers, voire certaines rues des grandes villes, comme à Toulon par exemple.

À ces endroits, ce sont surtout les professions libérales qui souffrent le plus, notamment les pharmaciens », assure le président du syndicat patronal.

Une analyse que confirme Christophe Jatareu-Conte, président de l'UNAPL du Var, l'Union Nationale des Professions Libérales : « Effectivement, l'impact est très localisé, à proximité des lieux de manifestations car les clients ne peuvent plus se rendre chez leur commerçant ou leur pharmacien. Nous avons noté quelques dégradations sur les officines. À nos yeux, les Gilets Jaunes ont été entendu par le gouvernement et maintenant, il faut pouvoir sortir de ce conflit en proposant des vraies solutions pour tous.

Avant d'être un désert médical, la France périphérique est un désert tout court et l'artisan, l'épicerie ou le bar, est souvent le dernier lien social ».

LES CHEFS D'ENTREPRISE ONT DES IDÉES Malgré tout, les deux syndicats souhaitent apporter leurs idées dans le cadre du Grand Débat National. « Nous estimons qu'il faut prendre en compte l'évolution industrielle de notre pays, compte-tenu du développement du numérique. Nous sommes face à une mutation industrielle et notre économie est passée d'un contexte local à un contexte mondial.

C'est ce qui doit interroger le gouvernement.

Cette transition numérique doit se décliner sur le monde de l'entreprise. Par exemple, pour les grandes entreprises étrangères, il faut pouvoir les taxer, non pas sur le bénéfice, mais sur le chiffre d'affaires et faire entrer ces sociétés, qui font de l'optimalisation fiscale, dans les dispositifs communs pour éviter une distorsion de concurrence. Ensuite, nous proposons une vraie réforme de l'impôt sur les sociétés, en le rendant contemporain et en prenant en compte les modifications apportées par la mondialisation et la numérisation de l'économie.

On constate que le problème est profond, voire ancien, et qu'il faut une remise à plat des dispositifs fiscaux », avancent, d'une même voix, les deux représentants patronaux.

C'est pourquoi, le Grand Débat organisé par l'U2P est une manière de faire réfléchir les chefs d'entreprise sur des thèmes professionnels, le débat étant centré prioritairement sur leurs préoccupations.

« Les entreprises de proximités que sont les artisans, les commerçants artisans et les professions libérales constatent que le président de la République et le gouvernement ont entendu le message venu des territoires demandant plus de justice fiscale, moins de taxations, plus de dignité dans l’imposition. C’était un préalable à l’engagement de négociations entre tous les acteurs concernés et les représentants de l’État, en vue de remettre à plat les différents prélèvements obligatoires qui pèsent à la fois sur les Français et sur les « À l’heure du Grand Débat National lancé par Emmanuel Macron, quelles sont les revendications des commerçants et artisans pour pallier leurs difficultés financières ? Comment expliquer que les dispositifs d’aide mis en place par le gouvernement soient peu utilisés par les sociétés indépendantes ? Quel est le ressenti sur le mouvement des Gilets Jaunes des TPE ? Chefs d’entreprise, citoyens : quels changements souhaitez-vous pour l’avenir », « Ensemble, nous écrivons les cahiers de doléances des artisans, commerçants de proximité et professionnels libéraux que nous porterons auprès du président de la République et du gouvernement. C’était à eux la parole ! Et, l’U2P est plus que jamais à leurs côtés », ajoute « Seul point positif, nos adhérents ont été très peu impactés par le mouvement des Gilets Jaunes, malgré ce qu’’on peut entendre constamment sur les médias nationaux. En réalité, l’impact est limité, le samedi, à certains quartiers, voire certaines rues des grandes villes, comme à surtout les professions libérales qui souffrent le plus, notamment les pharmaciens », assure le « Effectivement, l’impact est très localisé, à proximité des lieux de manifestations car les clients ne peuvent plus se rendre chez leur commerçant ou leur pharmacien. Nous avons noté quelques dégradations sur les officines. À nos yeux, les Gilets Jaunes ont été entendu par le gouvernement et maintenant, il faut pouvoir sortir de ce conflit en proposant des vraies solutions pour tous. Avant d’être un désert médical, la France périphérique est un désert tout court et l’artisan, l’épicerie ou le bar, est souvent le dernier lien social ». « Nous estimons qu’il faut prendre en compte l’évolution industrielle de notre pays, compte- tenu du développement du numérique. Nous sommes face à une mutation industrielle et notre économie est passée d’un contexte local à un contexte mondial. C’est ce qui doit interroger le gouvernement. Cette transition numérique doit se décliner sur le monde de l’entreprise. Par exemple, pour les grandes entreprises étrangères, il faut pouvoir les taxer, non pas sur le bénéfice, mais sur le chiffre d’affaires et faire entrer ces sociétés, qui font de l’optimalisation fiscale, dans les dispositifs communs pour éviter une distorsion de concurrence. Ensuite, nous proposons une vraie réforme de l’impôt sur les sociétés, en le rendant contemporain et en prenant en compte les modifications apportées par la mondialisation et la numérisation de l’économie. On constate que le problème est profond, voire ancien, et qu’il faut une remise à plat des dispositifs fiscaux », avancent, d’une