26/07/2026

Max Bauer : « Conversion bio, l’administration responsable de désastres humains »

Le 12 mars, le ministère de l’Agriculture a indiqué sa volonté de « faire de la France le premier pays bio d’Europe », en conservant les aides à la conversion…

RGPar Rédaction Gazette du VarJournaliste 3 avril 2019 Lecture : 2 min
Max Bauer : « Conversion bio, l’administration responsable de désastres humains »
Max Bauer : « Conversion bio, l’administration responsable de désastres humains »© La Gazette du Var
Partager

Q

d’ici 2022 mais la Coordination Rurale s’interroge :

Max Bauer : « Conversion bio, l’administration responsable de désastres humains »

président de la Coordination Rurale Var et PACA.

LES REGLES CHANGENT EN COURS DE ROUTE

Ainsi, Pierre Coordination Rurale, témoigne : « Je suis uelle belle ambition de vouloir passer de 6,5 % à 15 % de surfaces agricoles converties en agriculture biologique Bretagne, adhérent de la Il ajoute : « Elle est sortir », conclut, en colère, le jeune agriculteur.

« Ce chiffre est-il arbitraire ou réfléchi vis-à-vis des besoins du marché français ? La CR met en garde sur les mesures d’affichage qui peuvent nuire aux développements de la bio en France. Il existe aujourd’hui un véritable fossé entre les annonces du gouvernement et ce qui se passe concrètement sur le terrain », assure Max Bauer, agriculteur à Villeneuve-en-Retz où j’élève des vaches allaitantes et en production de veaux sous la mère, en conversion bio depuis 2015. Après les épisodes, malheureusement bien connus, des ATR et des plafonnements rétroactifs, en février 2019, j’ai enfin reçu ma lettre de paiement des aides bio 2016 et, surprise, en plus des 3 ans d’attente, qui ont mis en danger la survie de mon exploitation, le montant de mon paiement n’atteint pas celui qui m’avait été annoncé. Après de nombreuses sollicitations, la DDTM daigne me répondre en m’indiquant que les règles ont changé en cours de route. Comment faire notre prévisionnel ? Comment dire aux fournisseurs et aux banques que, finalement, on ne touchera pas ce que l’on nous avait assuré ? Et, quand j’ai eu le malheur de protester, il m’a été répondu que si j’insistais mon dossier pouvait atterrir en bas de la pile » ! belle la promotion d’une agriculture plus vertueuse ! 3 ans pour instruire des dossiers gérés n’importe comment et, au final, ça retombe sur l’agriculteur. Le pire, c’est que nous sommes des milliers dans cette situation. Alors que le gouvernement arrête avec ses belles paroles, car, sur le terrain, on est livré à l’abandon, on pourrait même penser à du sabotage mais, derrière ces dossiers, ce sont des hommes et des femmes qui essayent de s’en

« Ce chiffre est-il arbitraire ou réfléchi vis-à-vis des besoins du marché français ? La CR met en garde sur les mesures d’affichage qui peuvent nuire aux développements de la bio en France. Il existe aujourd’hui un véritable fossé entre les annonces du gouvernement et ce qui se passe concrètement sur le terrain », assure Max Bauer, agriculteur à Villeneuve-en-Retz où j’élève des vaches allaitantes et en production de veaux sous la mère, en conversion bio depuis 2015. Après les épisodes, malheureusement bien connus, des ATR et des plafonnements rétroactifs, en février 2019, j’ai enfin reçu ma lettre de paiement des aides bio 2016 et, surprise, en plus des 3 ans d’attente, qui ont mis en danger la survie de mon exploitation, le montant de mon paiement n’atteint pas celui qui m’avait été annoncé. Après de nombreuses sollicitations, la DDTM daigne me répondre en m’indiquant que les règles ont changé en cours de route. Comment faire notre prévisionnel ? Comment dire aux fournisseurs et aux banques que, finalement, on ne touchera pas ce que l’on nous avait assuré ? Et, quand j’ai eu le malheur de protester, il m’a été répondu que si j’insistais mon dossier pouvait atterrir en bas de la pile » ! belle la promotion d’une agriculture plus vertueuse ! 3 ans pour instruire des dossiers gérés n’importe comment et, au final, ça retombe sur l’agriculteur. Le pire, c’est que nous sommes des milliers dans cette situation. Alors que le gouvernement arrête avec ses belles paroles, car, sur le terrain, on est livré à l’abandon, on pourrait même penser à du sabotage mais, derrière ces dossiers, ce sont des hommes et des femmes qui essayent de s’en