26/07/2026

Max Bauer (CR 83) : « Vivre dignement de son métier »

Le 4 avril, l’assemblée générale de la Coordination Rurale du Var s’est tenue au Vieux Pressoir à Brignoles.

RGPar Rédaction Gazette du VarJournaliste 1 mai 2019 Lecture : 2 min
Max Bauer (CR 83) : « Vivre dignement de son métier »
Max Bauer (CR 83) : « Vivre dignement de son métier »© La Gazette du Var
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Un rendez-vous annuel qui a permis de débattre sur le thème "Circuits courts et proximité : comment bien communiquer sur son métier ?" En effet, selon le Recensement Agricole de 2010, 21 % des agriculteurs français vendent tout ou partie de leur production en circuits courts. « Si la vente directe se développe, elle ne représente encore que 12 % de la valeur des ventes en France.

En agriculture biologique, la vente directe est particulièrement développée : plus d'un producteur bio sur deux vend en direct au consommateur au moins une partie de sa production », explique Max Bauer, président de la Coordination Rurale. Le syndicaliste ajoute : « Le Var étant principalement viticole, une grande partie des agriculteurs ne se retrouvent pas dans ce système de commercialisation et il est important que le développement économique agricole local ne repose pas uniquement sur la vente directe. Cependant son développement dans certaines productions comme le maraîchage ou l'horticulture et une très bonne chose car elle permet des prix rémunérateurs ».

CIRCUITS COURTS ET CIRCUITS DE PROXIMITE Mais, une petite précision s'impose. L'amalgame est souvent fait entre circuits courts et circuits de proximité. Il existe une nuance importante car ces deux circuits de distribution ont des approches différentes.

« Les circuits courts sont un mode de commercialisation des produits agricoles qui s'exerce par la vente directe du producteur au consommateur (vente à la ferme, marché de producteurs...) ou par la vente indirecte, à condition qu'il n'y ait qu'un seul intermédiaire entre l'exploitant et le consommateur (commerçants détaillants de type épiciers, bouchers, ou restaurateurs). Les circuits de proximité correspondent, selon FranceAgriMer, à l'idée d'une distance spatiale maximale mesurant le chemin à parcourir entre le lieu de production et celui de vente », explicite Max Bauer.
Max Bauer (CR 83) : « Vivre dignement de son métier »

Mais, une petite précision s’impose. L’amalgame est souvent fait entre circuits courts et circuits de proximité. Il existe une nuance importante car ces deux circuits de distribution ont des approches différentes (commerçants détaillants de type épiciers, bouchers, ou restaurateurs). Cependant son développement dans certaines productions comme le maraîchage ou l’horticulture et une très bonne chose car elle permet des prix rémunérateurs ».

UN CONCEPT TRES VARIABLE ! Toutefois, la notion reste assez vaste et n'a fait l'objet d'aucune définition officielle ou juridique. Ce concept qu'il soit agricole, commercial ou éthique est, donc, extrêmement variable selon les personnes interrogées !

Les appréciations divergent en fonction de la distance parcourue par les produits, la production régionale, les relations avec les producteurs, le retour à des usages traditionnels, le respect de saisonnalité, etc. Elles peuvent varier selon le type de production concernée, d'environ 30 km pour des produits agricoles simples, comme les fruits et légumes, à 80 km pour ceux nécessitant une transformation.

« Circuit court ne veut pas dire circuit de proximité et inversement. Mais il existe des initiatives qui essayent de rassembler ces deux approches, en réduisant, à la fois, le nombre d'intermédiaires et la distance parcourue par les aliments », conclut le président de la CR 83.

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« Si la vente directe se développe, elle ne représente encore que 12 % de la valeur des ventes en France. En agriculture biologique, la vente directe est particulièrement développée : plus d’un producteur bio sur deux vend en direct au consommateur au moins une partie de sa principalement viticole, une grande partie des agriculteurs ne se retrouvent pas dans ce système de commercialisation et il est important que le développement économique agricole local ne repose pas uniquement sur la vente directe. Cependant son développement dans certaines productions comme le maraîchage ou l’horticulture et une très bonne chose car elle permet des prix rémunérateurs ». « Les circuits courts sont un mode de commercialisation des produits agricoles qui s’exerce par la vente directe du producteur au consommateur (vente à la ferme, marché de producteurs...) ou par la vente indirecte, à condition qu’il n’y ait qu’un seul intermédiaire entre l’exploitant et le consommateur Les circuits de proximité correspondent, selon FranceAgriMer, à l’idée d’une distance spatiale maximale mesurant le chemin à parcourir entre le lieu de production et celui de vente », explicite « Circuit court ne veut pas dire circuit de proximité et inversement. Mais il existe des initiatives qui essayent de rassembler ces deux approches, en réduisant, à la fois, le nombre d’intermédiaires et la distance parcourue par les aliments », conclut