26/07/2026

Hervé Stassinos : « Pas de développement économique sans cyber sécurité »

Le 25 avril, la 3ème étape du Tour de France de la Cyber sécurité 2019, au Palais Neptune de Toulon, s’est déroulée en présence d’un aréopage d’élus et de…

RGPar Rédaction Gazette du VarJournaliste 15 mai 2019 Lecture : 4 min
Hervé Stassinos : « Pas de développement économique sans cyber sécurité »
Hervé Stassinos : « Pas de développement économique sans cyber sécurité »© La Gazette du Var
Partager

A

à Toulon, avec les Rencontres de la Cyber sécurité SUD (#RCYBERSUD), organisées avec la Métropole Toulon Provence Méditerranée et la Région Sud. Les travaux étaient ouverts par Hervé Stassinos, maire du Pradet et vice-président de la Métropole TPM, Françoise Bruneteaux, vice-présidente de la Région, en charge de l’économie numérique et des nouvelles technologies, et Serge Jacob, sous-préfet du Var.

Hervé Stassinos : « Pas de développement économique sans cyber sécurité »
Hervé Stassinos : « Pas de développement économique sans cyber sécurité »

DEVELOPPEMENT NUMERIQUE

Événement nationaux et locaux, publics et privés, experts de la sécurité numérique et néophytes, les RcyberSUD, organisées autour de 3 axes, permettaient appréhender la sécurité numérique. Lancé en 2018 par le CyberCercle avec le soutien d’élus et des institutions de l’État, le TDFCyber a montré la nécessité de porter les thématiques de la sécurité numérique au plus près des acteurs des territoires, aussi bien politiques qu’économiques - PME-PMI, start-up, associations, collectivités territoriales et locales, écoles, etc.- afin de répondre à leurs besoins. Aborder la sécurité numérique sous les aspects organisationnels, méthodologiques, réglementaires et juridiques, décrypter le cadre réglementaire et les politiques publiques, telle était la philosophie des rencontres du TDFCyber afin que les acteurs des territoires s’approprient la sécurité numérique à l’aulne de leurs activités pour un développement numérique de confiance. Pour Françoise Bruneteaux, « il faut construire près Bourges et Pau, le Tour de France de la Cyber sécurité 2019 (#TDFCYBER2019) a donc fait étape fédérateur associant aux participants ».

SAVOIR-FAIRE DE LA GENDARMERIE ET DE LA POSTE

Les interventions en plénière ont permis de poser le cadre global de la sécurité numérique (enjeux réglementaires, état de la menace, dispositifs nationaux). Des ateliers de travail sectoriels et thématiques, adaptés à l’écosystème local, ont abordé les enjeux de la cyber sécurité pour le secteur maritime, la Défense, les collectivités, l’innovation (IoT, IA), les acteurs de la santé, l’animation culturelle et touristique des territoires. Il y avait un atelier dédié aux outils multi-média comme support de la sensibilisation. En outre, un espace de rencontres-démonstrations-formation-recrutement a permis de découvrir les savoirs-faire d’investigation de la Gendarmerie Nationale dans la lutte contre la cybercriminalité ainsi que les outils développés par DOCAPOSTE et cybermalveillance.gouv.fr au service de la sécurité numérique. Les congressistes ont pu rencontrer les experts du CLUSIR PACA, de Digital Security et du CEFCys, le Club des Femmes de la Cyber sécurité et découvrir les projets d’innovation portés par TVT Innovation et le Pôle Mer Méditerranée ou se renseigner sur les Réserves Cyber et sur la formation auprès de l’ISEN Méditerranée et CERTitude NUMERIQUE.

LE SUD, UN TERRITOIRE EXCEPTIONNEL

De son côté, Hervé Stassinos a ajouté : acteurs de mieux une culture de cyber sécurité dans les entreprises, notamment parce que de nombreux métiers font, désormais, appel au numérique. Nous devons nous sentir concernés par le développement des cyber-attaques. Ici, dans le territoire, c’est une volonté des élus et des chefs d’entreprise, en sachant que le maillon faible, c’est entre le clavier et la chaise. D’où la nécessité de répondre aux enjeux des ressources humaines, de valoriser la formation, de renforcer les réseaux et les dynamiques ». « Aujourd’hui, la sécurité numérique est présente dans tous les projets. Notre territoire est exceptionnel grâce à la présence de la base navale et aux actions de cyberdéfense. C’est un atout qu’il faut pousser et il existe une volonté des élus de le faire. De plus, ces filières créent des emplois et le territoire est bien pourvu en cyber sécurité. Ainsi, à Sophia-Antipolis, nous avons la 1ère entreprise mondiale de cyber sécurité ». Et, il a insisté : « On ne peut pas parler de développement sans cyber sécurité. C’est un enjeu pour lequel nous travaillons de manière importante pour permettre à la filière de jouer son rôle et de développer des compétences et des expertises qui nous permettent d’accueillir de grands événements internationaux dans la région. Si la cyber sécurité est admise par tous, c’est parce qu’il existe une coopération privé- public et que le secteur de la Défense est un terrain d’expérimentation. La France a construit une stratégie majeure et, dans la région, 350 entreprises travaillent, de près ou de loin, dans ce secteur et sont parfois leaders dans leur domaine. L’Europe va renforcer sa stratégie de défense, en augmentant de manière importante son budget. D’où l’intérêt de développer une culture scientifique commune. La Région Sud a toute sa place dans ce développement ».

PME ET CYBERSECURITE

La moitié des PME françaises n’ont pas renforcé leurs mesures de sécurité numérique, 6 mois après la mise en application du RGPD. En France, cours des 12 derniers mois étaient basées dans le Sud-Est. Selon une étude IFOP pour Kaspersky Lab et Euler Hermes, 45% des décideurs au sein de PME reconnaissent que leur entreprise n’a pas renforcé leurs mesures de sécurité. Cette part s’élève à 52% lorsqu’il s’agit de PME comptant entre 150 et 249 employés. Cela est d’autant plus inquiétant que 21% des PME ont été victimes d’une cyber-attaque au cours des 12 derniers mois. Un paradoxe qui démontre que les compétences numériques des PME sont insuffisantes face aux nouveaux enjeux de l’économie numérique. Pourtant, les PME sont devenues une cible prioritaire pour les cyber-criminels. La plupart du temps, le coût de ces attaques ne dépasse pas les 10 000 € (64%), bien qu’il soit parfois beaucoup plus élevé. 14% des répondants admettent que les attaques leur ont coûté plus de 51 000 €, et même plus de 100 000 € pour 6% d’entre eux.

une culture de cyber sécurité dans les entreprises, notamment parce que de nombreux métiers font, désormais, appel au numérique. Nous devons nous sentir concernés par le développement des cyber-attaques. Ici, dans le territoire, c’est une volonté des élus et des chefs d’entreprise, en sachant que le maillon faible, c’est entre le clavier et la chaise. D’où la nécessité de répondre aux enjeux des ressources humaines, de valoriser la formation, de renforcer les réseaux et les dynamiques ». « Aujourd’hui, la sécurité numérique est présente dans tous les projets. Notre territoire est exceptionnel grâce à la présence de la base navale et aux actions de cyberdéfense. C’est un atout qu’il faut pousser et il existe une volonté des élus de le faire. De plus, ces fi lières créent des emplois et le territoire est bien pourvu en cyber sécurité. Ainsi, à Sophia-Antipolis, nous avons la 1ère entreprise mondiale de cyber sécurité ». Et, il a insisté : « On ne peut pas parler de développement sans cyber sécurité. C’est un enjeu pour lequel nous travaillons de manière importante pour permettre à la fi lière de jouer son rôle et de développer des compétences et des expertises qui nous permettent d’accueillir de grands événements internationaux dans la région. Si la cyber sécurité est admise par tous, c’est parce qu’il existe une coopération privé- public et que le secteur de la Défense est un terrain d’expérimentation. La France a construit une stratégie majeure et, dans la région, 350 entreprises travaillent, de près ou de loin, dans ce secteur et sont parfois leaders dans leur domaine. L’Europe va renforcer sa stratégie de défense, en augmentant de manière importante son budget. D’où l’intérêt de développer une culture scientifi que commune. La Région Sud a toute sa place dans ce développement ». Gilles CARVOYEUR