Gérard Cerruti, président de l’UPV : « C’est mon mandat ultime »
Le 21 mai, Gérard Cerruti a présenté son programme pour la mandature 2019/2022 de l’UPV, en présence de Jacques Bianchi, président de la CCI du Var et de…

L’ idée force du programme du président sortant est de postuler pour un ultime mandat, mais un mandat de transition. Pour Gérard Cerruti, il s’agit de s’entourer durant les trois prochaines années de collaborateurs, à qui il passera le relais, son mandat 2019 – 2022 terminé. Bref, une passation de pouvoir tout en douceur.
ECHEVINAGE ORIGINAL

Une forme d’échevinage originale qui permettrait au futur président de l’UPV, celui qui serait élu après 2022, de mieux connaître les rouages et le fonctionnement de cette maison patronale de 120 salariés. Car, pour l’équipe sortante : « On ne s’improvise pas président de l’UPV ». Cette proposition – inattendue dans sa forme – permet à Gérard Cerruti de couper l’herbe sous le pied à son principal prétendant et détracteur, en l’occurrence Laurent Falaize, dirigeant de FIOUL 83. Depuis quelques mois, le jeune chef d’entreprise n’a pas caché son désir d’être élu à la tête de l’Union Patronale du Var. Dans ce combat de titan, il a reçu le soutien de nombreux chefs d’entreprise qui aspirent à un changement à la présidence de l’organisation patronale. Mais la partie n’est pas gagnée pour autant ! En effet, c’est un parcours digne d’un combattant qui attend le jeune patron. Car, pour être éligible en tant que président de l’UPV, il faut faire partie du dernier carré des membres. Ils sont actuellement 105, tous élus à la majorité plus une voix. Et, 23 d’entre-eux, dont Laurent Falaize, doivent remettre leur mandat en jeu d’ici le 19 juin. Sur sa nouvelle candidature, Gérard Cerruti explique : « En parfait accord avec le bureau de l’UPV, je présenterai ma candidature pour un ultime et dernier mandat qui sera volontairement un mandat de transition et qui permettra à une nouvelle équipe de prendre les rênes de notre syndicat pour un nouvel avenir. Il est nécessaire que cette transition se fasse dans un esprit de collégialité, de concertation, de loyauté et avec l’esprit d’unité qui a toujours été le moteur de notre démarche ». Et dévoilant son programme de mandature, il insiste : « Dans cette optique, la gouvernance qui doit s’organiser doit tenir compte de 3 grands principes : Préserver l’indépendance de l’UPV comme premier réseau d’entreprises varois, syndicat interprofessionnel et interentreprises, pour sa liberté de parole et son action militante. Défendre la règle d’unité MEDEF/CPME au sein de l’UPV et sur tout le territoire du Var en conservant les notions de collégialité des décisions et de rassemblement pour une représentativité affirmée. Maintenir, dans les instances exécutives de l’UPV, le principe intergénérationnel du mariage de l’expérience et du regard nouveau, sans exclusive ni stigmatisation, et poursuivre la démarche de mixité ». En plus de 80 ans d’existence, l’UPV est devenue le premier réseau d’entreprises varois et l’une des structures patronales les plus représentatives et reconnues sur le plan régional et national. Pour le président de l’UPV : « Ces résultats ne sont pas le fruit de l’action unique d’un homme mais de celle d’une équipe, du bureau, des administrateurs, des délégués, des mandataires, des adhérents, des permanents mais aussi de tous les partenaires (syndicats professionnels, chambres consulaires, groupements d’entreprises, institutions, collectivités, associations) qui ont contribué, par leur volonté et dans un esprit de collaboration et d’ouverture, à faire de l’UPV ce qu’elle est devenue aujourd’hui ». « Ainsi, pour cette nouvelle mandature, et dans la continuité du travail accompli, je propose un programme en 3 axes : Renforcer l’influence entrepreneuriale par un dialogue social territorial rénové pour le progrès économique. Accompagner au quotidien des entreprises pour anticiper et appréhender les transitions sociétales et réformes publiques en cours, par une offre de services accrue. Faire de la formation et de l’évolution des compétences un levier de compétitivité des entreprises et de développement de l’emploi ». Cerruti, soutenu dans sa démarche par Jacques Bianchi, « pas du tout surpris par la démarche du président de l’UPV, à laquelle je m’attendais ». Comme le fait remarquer Gérard Cerruti, très au fait du fonctionnement du syndicat patronal : « Pour être éligible, il faut être élu et il se trouve que M. Laurent Falaize fait partie des 23 administrateurs renouvelables en 2019. S’il n’est pas réélu, il ne pourra pas se présenter à l’élection de la présidence de l’UPV. Cette élection de renouvellement des membres est programmée le 19 juin et c’est après cette date que l’UPV pourra déterminer ses éventuels prétendants à la présidence. Par ailleurs, chaque candidat pourra se déclarer jusqu’au 19 juin, jour de l’élection à la présidence. C’est dire qu’aujourd’hui, il est difficile de savoir qui sera ou pas candidat. Mais rien n’empêche les élus de se présenter ».
s’improvise pas président de l’UPV ». patronal : « Pour être éligible, il faut être élu et il se trouve que M. Laurent Falaize fait partie des 23 administrateurs renouvelables en 2019. S’il n’est pas réélu, il ne pourra pas se présenter à l’élection de la présidence de l’UPV. Cette élection de renouvellement des membres est programmée le 19 juin et c’est après cette date que l’UPV pourra déterminer ses éventuels prétendants à la présidence. Par ailleurs, chaque candidat pourra se déclarer jusqu’au 19 juin, jour de l’élection à la présidence. C’est dire qu’aujourd’hui, il est difficile de savoir qui sera ou pas candidat. Mais rien n’empêche les élus de se présenter ». explique : « En parfait accord avec le bureau de l’UPV, je présenterai ma candidature pour un ultime et dernier mandat qui sera volontairement un mandat de transition et qui permettra à une nouvelle équipe de prendre les rênes de notre syndicat pour un nouvel avenir. Il est nécessaire que cette transition se fasse dans un esprit de collégialité, de concertation, de loyauté et avec l’esprit d’unité qui a toujours été le moteur de notre démarche ». insiste : « Dans cette optique, la gouvernance qui doit s’organiser doit tenir compte de 3 grands principes : Préserver l’indépendance de l’UPV comme premier réseau d’entreprises varois, syndicat interprofessionnel et interentreprises, pour sa liberté de parole et son action militante. Défendre la règle d’unité MEDEF/CPME au sein de l’UPV et sur tout le territoire du Var en conservant les notions de collégialité des décisions et de rassemblement pour une représentativité affirmée. Maintenir, dans les instances exécutives de l’UPV, le principe intergénérationnel du mariage de l’expérience et du regard nouveau, sans exclusive ni stigmatisation, et poursuivre la démarche de mixité ». l’UPV : « Ces résultats ne sont pas le fruit de l’action unique d’un homme mais de celle d’une équipe, du bureau, des administrateurs, des délégués, des mandataires, des adhérents, des permanents mais aussi de tous les contribué, par leur volonté et dans un esprit de collaboration et d’ouverture, à faire de l’UPV ce qu’elle est devenue aujourd’hui ». « Ainsi, pour cette nouvelle mandature, et dans la continuité du travail accompli, je propose un programme en 3 axes : Renforcer l’influence entrepreneuriale par un dialogue social territorial rénové pour le progrès économique. Accompagner au quotidien des entreprises pour anticiper et appréhender les transitions sociétales et réformes publiques en cours, par une offre de services accrue. Faire de la formation et de l’évolution des compétences un levier de compétitivité des entreprises et de développement de l’emploi », conclut Gérard Bianchi, « pas du tout surpris par la démarche du président de l’UPV, à laquelle je m’attendais ». • Gilles CARVOYEUR