26/07/2026

Un verdict sévère sur la loi PACTE et la privatisation d’ADP

Au terme de la deuxième année de mandat, le verdict de Jean-Louis Masson est très sévère sur la loi PACTE et la privatisation d’ADP.

RGPar Rédaction Gazette du VarJournaliste 24 juin 2019 Lecture : 2 min
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On peut faire des grands moulinets comme Bruno Le Maire qui affirme croire à des solutions industrielles. Mais, il est dans le rôle de Cervantès qui bataille contre des moulins à vent. La réalité, ce que Macron veut brader un joyau industriel ! Un de plus ! Le parlementaire s’explique : « Bien que politiquement j’observe avec davantage de bienveillance les privatisations que les nationalisations, il faut se garder de raisonner avec dogmatisme. En l’occurrence, le gouvernement veut vendre un patrimoine public stratégique sans égard pour l’intérêt général. Et, il a de nouveau recours à la tromperie. Son incapacité à baisser les dépenses publiques et à maîtriser la dette sont les causes réelles de ce projet. Le réinvestissement du produit de la vente constitue un alibi officiel grossier. En effet, seuls les intérêts générés annuellement par le produit de la vente seront utilisés. Le comble, c’est qu’il est probable que le montant soit inférieur aux dividendes perçus par l’État grâce à ses parts dans ADP. Par ailleurs, la recette, elle, sera bloquée sur un compte. Elle servira de baisse factice du déficit publique. D’emblée, j’avais déposé un amendement contre ce projet. En outre, dans ce dossier, se pose une triple question d’éthique, de confiance et de souveraineté. D’abord, l’atmosphère d’affrontement malsain entre l’Élysée et Bercy pose un problème d’éthique, chacun défendant son candidat de prédilection au rachat. Ensuite, la confiance est inenvisageable. MM. Macron et Le Maire se sont déjà illustrés dans leur incompétence à gérer ce type de dossier. Le premier porte la catastrophe de la vente de l’aéroport de Toulouse aux chinois. Le second n’a pas particulièrement brillé dans la privatisation des autoroutes. Enfin et surtout, la situation géopolitique de la France, la position géostratégique de notre pays comme la conception républicaine traditionnelle de la souveraineté nationale plaident unanimement pour une maîtrise étatique de ce type d’équipement. C’est pourquoi, j’ai signé la demande d’un Référendum d’Initiative Partagée. Nous sommes plus de 200 à l’avoir fait soit plus que les 185 requis par la Constitution. Il appartient au Conseil Constitutionnel de se prononcer sur la recevabilité de notre requête. Puis, il nous faudra 4,5 millions de parrainages et le Référendum sera de droit et, dès lors, cette privatisation repoussée, je l’espère ».

politiquement j’observe avec davantage de bienveillance les privatisations que les nationalisations, il faut se garder de raisonner avec dogmatisme. En l’occurrence, le gouvernement veut vendre un patrimoine public stratégique sans égard pour l’intérêt général. Et, il a de nouveau recours à la tromperie. Son incapacité à baisser les dépenses publiques et à maîtriser la dette sont les causes réelles de ce projet. Le réinvestissement du produit de la vente constitue un alibi officiel grossier. En effet, seuls les intérêts générés annuellement par le produit de la vente seront utilisés. Le comble, c’est qu’il est probable que le montant soit inférieur aux dividendes perçus par l’État grâce à ses parts dans ADP. Par ailleurs, la recette, elle, sera bloquée sur un compte. Elle servira de baisse factice du déficit publique. D’emblée, j’avais déposé un amendement contre ce projet. En outre, dans ce dossier, se pose une triple question d’éthique, de confiance et de souveraineté. D’abord, l’atmosphère d’affrontement malsain entre l’Élysée et Bercy pose un problème d’éthique, chacun défendant son candidat de prédilection au rachat. Ensuite, la confiance est inenvisageable. MM. Macron et Le Maire se sont déjà illustrés dans leur incompétence à gérer ce type de dossier. Le premier porte la catastrophe de la vente de l’aéroport de Toulouse aux chinois. Le second n’a pas particulièrement brillé dans la privatisation des autoroutes. Enfin et surtout, la situation géopolitique de la France, la position géostratégique de notre pays comme la conception républicaine traditionnelle de la souveraineté nationale plaident unanimement pour une maîtrise étatique de ce type d’équipement. C’est pourquoi, j’ai signé la demande d’un Référendum d’Initiative Partagée. Nous sommes plus de 200 à l’avoir fait soit plus que les 185 requis par la Constitution. Il appartient au Conseil Constitutionnel de se prononcer sur la recevabilité de notre requête. Puis, il nous faudra 4,5 millions de parrainages et le Référendum sera de droit et, dès lors, cette privatisation repoussée, je l’espère ». •