26/07/2026

Jean-François Charrat répond aux questions de La Gazette du Var.

NTPar Nicolas TUDORTJournaliste 16 octobre 2019 Lecture : 3 min
Jean-François Charrat répond aux questions de La Gazette du Var.
Jean-François Charrat répond aux questions de La Gazette du Var.© La Gazette du Var
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Jean-François Charrat, qui êtes-vous ?

Jean-François Charrat répond aux questions de La Gazette du Var.

Je suis un officier de gendarmerie à la retraite. Durant ma carrière, j’ai été confronté à de nombreuses situations conflictuelles ou accidentelles. On m’a confié le commandement d’unités territoriales où j’ai pu m’exercer à la gestion de personnels. L’expérience, que j’ai acquise au contact des élus et des autorités institutionnelles ainsi que dans le domaine judiciaire, me permet aujourd’hui d’appréhender toutes les facettes d’une collectivité territoriale. Je séjournais déjà à la Verdière en 1985. La beauté des paysages et l’accueil reçu par les habitants nous ont décidé, en 2000, à faire l’acquisition d’une parcelle et d’y construire une maison en 2004. Avec ma femme, nous étions à la recherche d’un endroit où nous pourrions nous reposer, loin des bruits urbains et y recevoir nos proches et nos amis. La tranquillité, la qualité de vie et la sérénité ont guidé ces choix. En 2014, j’ai participé à l’aventure des élections municipales sur la liste du maire de l’époque. Malgré des projets financés, ambitieux et portés sur l’intérêt général, nous avons été battus. C’est la règle démocratique et je m’y suis plié.

Comment analysez-vous la situation de votre village ?

Conseiller municipal dans l’opposition, j’ai constaté comme la majorité des Verdiérois le recul de la vie du village et un manque de vision à moyen terme de la part de l’équipe municipale en place. Dans l’opposition, j’ai appris à écouter, observer, tout en conservant ma liberté de parole. Mais il faut bien se résoudre à dire les choses aujourd’hui, le village est en train de mourir. La population ne cesse de décroître, durant ces dernières années des classes ont fermé. Le boulanger a quitté le centre-bourg, le médecin est en passe de le suivre. Face à une désertification économique inéluctable, on ne peut pas rester les bras croisés et assister impuissant à une situation qui n’a rien de réjouissant. J’ai estimé qu’il y avait urgence à chercher des solutions pour dynamiser le village qui a érigé le plus beau château de Provence. Ça passe par un centre-ville plus attrayant, plus dynamique, plus vivant en somme. Le développement ne se fera pas sans une réelle volonté de tous les acteurs institutionnels. Les atouts de La Verdière sont nombreux, mais on doit bannir toute notion de favoritisme ou de clientélisme pour conserver le charme tout en réfléchissant à des projets innovants. Nous fixerons régulièrement des points pour informer les administrés des progrès de projets que nous aurons initiés et pour recueillir leurs idées. Tout cela répond à un extraordinaire besoin de transparence. C’est le défi que nous nous lançons, faire de notre village un point de passage obligatoire où chacun prendra le temps de s’arrêter et de s’y installer. Nous sommes également attentifs aux besoins de ceux qui fondent le tissu économique de La Verdière. Artisans, commerçants, professions libérales et agriculteurs sont concernés par notre projet. Nous écouterons leurs doléances et nous chercherons, ensemble, des solutions pour les accompagner. Nous leur proposerons des pistes pour assurer leur survie et leur réussite. L’éducation et l’oisiveté des jeunes sont des sujets sur lesquels nous apporterons des idées. Les infrastructures telles qu’elles existent aujourd’hui seront repensées. La sécurité sera, également, au cœur de nos préoccupations. Cette liste non exhaustive sera améliorée au fil de la campagne, mais je peux affirmer que mon équipe travaille d’arrache-pied pour présenter un projet crédible et entièrement calculé pour les six ans à venir.

Vous voulez faire table rase du passé ?

Il ne s’agit pas de casser tout ce qui a été entrepris. Les choix politiques qui ont été faits notamment en terme de Plan Local d’urbanisme ne me semblent pas judicieux. Nous consulterons systématiquement la population sur les sujets impactant l’avenir de la commune. Nous voulons mettre au centre de notre action l’adhésion du plus grand nombre. La tâche sera difficile, mais pas insurmontable. Nous comptons sur l’intelligence collective et le bon-sens rural de nos concitoyens pour nous aider à accomplir la mission qui nous sera confiée.

Sous quelle étiquette vous présentez-vous ?

Bien que référent d’un mouvement jeune, Objectif France, je présenterai une liste sans étiquette parce que j’estime que dans une cité rurale, les bonnes volontés et les compétences vont au delà des partis ! Je consacrerai tout mon temps à l’accomplissement de cette mission car je suis un jeune retraité ! Mes années de gendarmerie ont développé ce sens de la rigueur, de l’organisation, de la gestion et du management absolument indispensable pour diriger une collectivité. Sans exemplarité et honnêteté, il n’y a pas de légitimité !

Propos recueillis par Nicolas TUDORT